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Nouvelles du Rap Guineen

Fode Bare

Guinée: Portrait d’un chanteur social : Fodé Baro, le rénovateur

Fode BareEglantine Chabasseur 24 Août 2010
Avec l’album Libération, pour la première fois de sa carrière, le Guinéen Fodé Baro a l’occasion d’approcher le marché international : un enjeu crucial pour ce chanteur et arrangeur, qui rêve de rénover la grande tradition musicale de Guinée et d’y laisser une trace forte.
Fodé Baro reçoit au quartier général de la diaspora guinéenne à Paris, au restaurant le Fouta Djalon, maquis de Conakry posé sur un boulevard du dixième arrondissement. Souriant, en forme, il s’apprête à présenter le soir même, entre deux et quatre heures du matin, son album Libération dans la discothèque afro le Titan, place de Clichy.
L’Afrique à Paris, il connaît bien. Fodé Baro vit à cheval entre deux continents depuis les années 1990 : Dakar, Paris, Conakry… A plus de quarante ans, il vient de signer avec Lusafrica la sortie internationale de son album Yanfanté, qu’il enrichit de quatre titres et nommé Libération, en écho aux remous démocratiques que connaît enfin la Guinée.
Avec ce nouvel album, Fodé Baro touche du doigt son rêve : représenter la culture de son pays sur les scènes du monde entier.
A Paris, il a rencontré les musiciens de zouk antillais, Thierry Vaton, Thierry Delannay, Ronald Robinel, qui l’accompagnent depuis près de vingt ans sur tous ses albums. Connu, reconnu pour son style afro-zouk, Fodé Baro insiste : ‘Je ne suis pas qu’un zoukeur.
Dans mes albums, on trouve des morceaux mandingues aussi, mais très modernes ! Mon souci et mon combat, c’est la musique guinéenne aujourd’hui. Je veux la faire connaître et pour cela, il faut la métisser’.
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T Action : la nouvelle révélation du rap guinéen

Dans le cadre du rap, le quartier Kaporo rails est devenu une référence. Après le groupe Bunkaya Faya, c’est au tour de T Action du mouvement Horizon 6 de se faire connaître au grand public à travers la sortie de son album le 14 décembre 2008 au cinéma Liberté. A cette occasion, nous nous sommes entretenus avec certains membres de ce groupe dont : Sun Of et L.S.K (manager).

La Plume Plus  : présentez-vous à nos lecteurs

Sun Of : mon vrai nom est Fodé Abdoulaye Camara connu sous le nom de ‘’Sun Of’ freedom’’ qui signifie le soleil de la liberté. Au fait, T Action a été créé le 13 mars 2000 à Kaporo rails (quartier de la commune de Ratoma). Le groupe est composé de sept membres dont trois rappeurs à savoir : Ibrahima Molar Diallo (Molar) étudiant à Sonfoniah, Mohamed qui vit en Allemagne et moi.

Comment est venu le nom T Action ?    

Ce nom est venu à travers un grand frère qui s’appelle DJT, il a été le premier à nous réunir. Le T signifie la Transcendance et Action, c’est parce qu’on est toujours en action. Il y a aussi une définition d’ACTION : Avouer Courageusement Toute Inculpation Organisée Contre les Nations.

Vous avez sortis votre premier album ‘’Peace an unity’’, quels sont donc les difficultés rencontrées ?

L’album Peace and unity (la paix et l’unité) est une réponse à l’état actuel du monde qui est déchiré par la guerre. Donc nous avons choisi ce titre pour appeler les uns et les autres à la retenue. Pour parler de développement, il faut qu’il y ait la paix et l’unité. Il y a deux sons qui évoquent la paix et l’unité. L’un parle de l’unité africaine et l’autre de celle mondiale.

Pour ce qui est des difficultés, nous en avons rencontrées plusieurs, mais la plus grande était au niveau de l’acquisition du palais du peuple. Là les autorités n’ont pas voulu nous céder le lieu estimant que les rappeurs sont trop violents. En ce qui concerne la sortie des cassettes, là également il y a eu des problèmes. L’album lui-même est une autoproduction, du coup on s’attendait à de tels ennuis.

Quels sont vos rapports avec les autres rappeurs ?   

Certes nous avons beaucoup de contact avec les autres groupes, mais vous savez qu’en guinée les choses ne sont pas aussi simples que ça surtout que nous venons de commencer.

Pour finir nous invitons la jeunesse à se donner la main pour pouvoir avancer.

                                                                   Source :la plume plus

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le rap vu par les rappeurs

Aujourd’hui le rap guinéen prend de l’ampleur malgré les énormes difficultés rencontrées par les artistes. Ces problèmes ont pour noms : manque d’assistance, trahison de la part des producteurs. A cet effet, nous avons rencontrés certaines vedettes du rap qui nous parlent de leur vie…

Barkley de Mic Wo Rap : mon vrai nom est Diallo Rafiou leader du mouvement Mic Wo Rap et élément de Diaspora. Nous avons eu beaucoup de succès avec l’album Mic Wo Rap qui est sorti depuis juillet 2005. Il a beaucoup cartonné avec plus de 30.000 exemplaires vendus en guinée et même au-delà de nos frontières. Cette compilation a fait la promo de tout le groupe du mouvement tels que : Riborichi, Démonix, Rasta Kouzé, Flamme G, Disapora…pour ne citer que ceux la. En fait, si vous entendez parler de Diaspora, c’est grâce à la compilation. Pour ce qui est des difficultés, il nous fallait déplacer les artistes de l’intérieur du pays vers Conakry pour la réalisation de l’album. On n’avait personne pour nous aider, alors nous nous sommes autoproduits nous-mêmes grâce aux shows, aux kermesses, aux concerts. Vous n’êtes pas sans savoir que la guinée n’est pas comme le Sénégal ou le Mali, ici les autorités ne s’intéressent pas au rap, parce que les artistes dénoncent les fléaux de notre société.

Bozik : je m’appelle Cissé Mohamed du groupe Diaspora. Mon analyse sur le rap est qu’il est dur d’exercer ce métier. Mais nous les rappeurs sommes déterminés et nous irons jusqu ‘au bout. Côté succès, la compilation Mic Wo Rap m’a donné beaucoup de courage et cela a renforcé ma détermination à travailler de plus pour que l’album que nous préparons soit meilleur.

Bob G de Rasta Kouzer de Labé : je m’appelle Boubacar Sow. Je reviens du Sénégal où j’étais parti pour l’enregistrement de mon album. Je bossai avec un ami du nom de Aladji Man avec qui j’ai fait mon premier album et qui n’a malheureusement pas pu effectuer le déplacement sur Dakar pour le second album. Donc je l’ai fait tout seul. Actuellement je suis dans l’attente d’un producteur qui pourra faire la duplication. Mais il est très difficile de trouver une aide quand on est dans l’ombre.

Snoop Dog de Communauté Ninja :   mon nom est Ibrahim, j’ai déjà mon premier album sur le marché ‘’ Konkoli Kinfe’’ avec mes éléments : Stenza, Chérif, Hassane G et Kémo. J’ai fait également un featuring avec Elie Kamano et d’autres rappeurs. J’ai participé aussi à la compilation Natural Hip Hop et mon groupe a eu le prix de la meilleure participation. Pour moi, le rappeur est celui qui se demande qu’est-ce qu’il a fait et qu’est-ce qui lui reste à faire.

Abdoul Jabbar : je m’appelle Abdoul Karim Diallo dit Abdoul Jabbar, je fais du reggae et je réside en guinée. Vous savez, la musique en général c’est de la galère. Il faudrait qu’on mette des structures de base pour soutenir les artistes. Depuis le temps du premier régime, c’est la même chose qui continue et il faudrait qu’on mette fin à cela. Il n’est pas souhaitable de voir un artiste demander du soutien lorsqu’il tombe malade, ça devait être le rôle de la structure. Notre culture est très riche, donc on doit la vendre ailleurs. Le défaut du guinéen, c’est qu’il ne bouge pas. Nous sommes enfermés sur nous-mêmes.

Rapports avec Elie Kamano, Takana et autres : j’ai de bons rapports avec tous les artistes de chez nous. Nous faisons tous la même chose, donc nous avons intérêt à avoir d’excellents rapports, à s’unir. Si vous voyez que le reggae n’a pas pris de l’envol en 2000, c’est parce qu’il y avait une guerre de leadership entre Alpha West et Dady Cool. C’est cette raison qui fait que nous, nous éloignons de telles choses. Mais moi Jabbar je ne fais pas la musique pour être premier. Tout ce qui compte c’est le bon travail car seul le travail paye.

Ouz B : je m’appelle Diallo Thierno Ousmane communément appelé Brohetr Ouz B. j’ai débuté la musique en 1996, j’ai rencontré pas mal de difficultés, néanmoins je peux dire que le rap marche. Au début, j’ai eu du succès avec mon album, tout cela a été rendu possible grâce aux bonnes volontés. Après j’ai fait des tournés à l’intérieur et tout récemment j’étais en Gambie. Pour ce qui est des rappeurs, ils se démerdent, pour preuve je viens d’assister à la sortie du groupe T-Action.

Hakil Free : mon nom est Diaouné. Ce que j’ai à dire, c’est que le studio est très cher même si vous avez votre album, il vous sera difficile d’avoir un producteur. Dans ces conditions, le produit risque de périmer avec vous. Il y a aussi les managers et producteurs qui trompent les artistes à chaque fois. On parlait de shows biz, maintenant on parle de shows Baise. Le problème est qu’il n’y a pas de syndicat de rap en guinée et d’ailleurs les rappeurs ne sont pas unis.

Millimono : je fais la terminale au lycée de Kipé et je suis membre fondateur du groupe de danse Firsty créé en 2001. Aujourd’hui les danseurs sont considérés comme des hors la loi. Pourtant, c’est plutôt le contraire, nous travaillons à la valorisation de notre culture. Quand nous parlons de financement, ce n’est pas seulement du côté danse, le gouvernement ne subventionne pas.

En 2005 j’étais membre du groupe Instinct Killers, j’ai passé une bonne partie de ma carrière dans ce groupe. Ensemble nous avons fais du concret, mais vous savez dans la danse, il faut qu’il y ait l’harmonie. Une société quelque soit son potentiel, s’il n’y a pas d’harmonie, elle est appelée à disparaître. Entre nous il y a eu la rupture. Je pense qu’à ce niveau il faudrait que les journalistes arrivent à nous aider, parce qu’à nous seuls c’est sera difficile. J’appel donc tous les danseurs à s’unir et je demande aux personnes de bonne foi de nous assister.

                                                                                       Source :la pume plus

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le festival de rap africain”le rap aussi”dans sa 8eme edition

Le festival de rap africain le rap aussi est devenu depuis 2001 un événement ou presque toutes les cultures africaines se bousculent,réputé par sa façon d’organiser des échanges culturels,le rap aussi est considéré comme étant le plus grand événement  de rap en guinée.celui de cette année avait comme pour thème ‘’réconciliation nationale et bonne gouvernance’’.comparativement aux 2 éditions precedantes ou l’événement s’était un peu penché vers le reggae,cette 8e édition a été purement hip hop.pour certifier que l’événement est digne du nom la structure organisatrice ‘’contact evolution’’a donné le coup d’envoi du festival par des de formation en :écriture de texte,de management,de danse hip hop de technique de Dj suivi de 6 concerts off dans les 5 communes de la capitale et enfin un concert in au stade du 28 septembre pour boucler le festival en couleur.dans une durée de 7 jours c’est-à-dire du 4 au 10 mai le rap aussi était devenu un instrument de communication à travers lequel des programmes de sensibilisation ont été développés en faveur des populations,notamment de la jeunesse qui repose l’avenir de la nation car tout de même la music reste et demeure un moyen de communication et de sensibilisation.il est à retenir que tous les articles programmés n’était pas au rendez vous tels sont les cas de freeman du groupe IAM de la France ,de tata pound du mali,alex du senegal et zenab du bénin qui étaient tous en guest stars alors il reste à savoir qu’est ce qui a occasionné cela?essaient de la partie,alonzo de la sierra leone,bili bili de la cote d’ivoire ,didier awadi du senegal,ras condel et les artistes vedettes du hip hop guinéen.selon une source les dépenses effectuées pour la réussite de ce grand festival sont estimées à 536717100 fg équivaut à 82572 euros.il reste toute de même claire q’un événement de taille se distingue par l’influence qu’il a sur le public consommateur alors parlant de public il est à retenir que l’événement n’a pas eu d’envergure comme cela l’était lors des precedantes éditions ;là aussi la question est de savoir aussi pourquoi cela?

                                                          Amadou Barry ;0022464753358;baryamad@yahoo.fr  

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le groupe de rap degg j force 3 revient avec reste independant

ce dimanche 26 avril dernier,le stade du 28septembre a servi de cadre à la grande sortie de l’album reste indépendant du groupe degg j force 3.devant un public fan le groupe a présenté l’opus qu’il a préparé dans les coulisses du mach allah studio durant environ 8ans.

Composé de moussa m’baye,abdoulaye m’baye et moussa camara ;ce groupe a été créer en 1995 à conakry.après une première maquette appelé je me souviens puis un concours intitulé rap poussin sans oublié la saga hip hop,degg j a sorti un 1er album cri de cœur malgré les difficultés rencontré sur le chemin.connu par son ardeur et son savoir faire degg j s’est fait remarqué dans les compiles suivantes : Afrique hard cord(2000),mach allah(2001),beny compilation(2002),freedom fighters(2003),saga hip hop vol2(2003),l’album jusqu’au bout(2005),rappons tous le sida(2005),et le projet AURA(2008) ;ils n’ont pas aussi manqué de rafler presque tous les trophées portant sur la music urbaine de guinée : concours rap poussin(1999),révélation du rap(2000),djembé d’or du meilleur album rap(2001),meilleur album rap de 96 à 2002,prix du morceau succès,meilleur vente de tous les temps,meilleur voie soule,meilleur prestation scénique,k7 d’or du meilleur album rap(2005)meilleur rappeur et la meilleure voie soule,djembé d’or du meilleur album rap(2005).leurs originalités est qu’ils ont la chance d’avoir deux cultures différentes à savoir la culture sénégalaise et celle guinéenne et surtout le fait qu’ils s’identifient à leurs cultures et leurs origines.a cela s’ajoute le single de soutient au syli qui a beaucoup cartonner.

Degg j force 3 revient avec reste indépendant qui doit sortir en France aussi par le biais d’une structure française apellée nouvelle donne.a noter que l’album est très engagé parcequ’il se veut la plate forme de discussion et d’entretient avec les jeunes africains concernant les problèmes de l’Afrique et aussi redonné l’espoir à l’Afrique lui dire que c’est possible de réussir que c’est nous la solution aux problèmes africains d’où est tiré le titre reste indépendant.                                                      

                                                  Amadou Barry ;0022464753358;baryamad@yahoo.fr

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premiere edition du festival hip hop 100% guineen

Le dimanche 8 mars dernier le stade du 28 septembre a servi de cadre au festival de hip hop 100% guinéen. L’événement a réuni toutes les grosses pointures de la guinée et certains artistes venus de l’extérieur, c’est le cas de Apollo J un guinéen vivant en France et son DJ du nom de DJ Mao sans oublier l’acrobate guinéen Elmo accompagné de sa fiancée Cynthia tous résidents au Canada.

Tout a commencé par un avant goût de Mix Step de la part de DJ Mao et à 15h 05, une petite démonstration de Silane Koutchie, un musicien aveugle qui fait parti de Gbéngbéta show. A 17h 15, le festival a commencé avec une narration de DJ Song de radio Horizon FM, Maky et Ada d’Espace FM.

Après l’intonation de l’hymne national par le public, le tour est revenu aux artistes en herbe de se produire. Quant aux vedettes, Bob Dinah a tenu à faire sa première prestation devant un public enthousiaste. Silane Koutchie de son côté a émerveillé l’assistance en imitant Alicia Keys dans le titre No one et Khaled dans le titre Aïcha.

A noter qu’Elmo ancien sociétaire du Cursus Baobab de guinée qui vit maintenant au Canada depuis sept ans a décidé de regagner le pays avec un projet de construction d’une école de danse pour les enfants n’ayant pas les moyens de suivre de telles formations.

Seule fausse note de la rencontre, le mauvais comportement des services de maintien d’ordre communément appelés Body gars ou Gadawé.

L’organisateur de l’événement, la structure Bénédi Record promet pleines d’autres surprises aux jeunes branchés.

Amadou Barry, Tel: 64.75.33.58 baryamad@yahoo.fr

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le retour du groupe ideal black girl

Dans le milieu du rap, l’année 2003 a été marquée par la sortie du premier groupe de rap féminin en guinée, Ideal Black girl. Depuis lors, beaucoup de filles tentent leurs chances à travers cette forme de musique.

Ce groupe qui a fait tabac, est depuis, dans un long silence. C’est pourquoi, il fait son retour sur la scène. A cet effet, nous avons rencontrés Hadji et Miss Bah pour vous, afin de parler de leur travail.

La plume plus : pour le plaisir de nos lecteurs, déclinez-nous l’identité de votre groupe. 

Hadji : Ideal Black Girl est composé de quatre filles dont moi Hadji, Miss Bah, Nat et Dine, c’est le premier groupe de rap féminin de guinée. Le groupe a été créé en 1997 à Conakry, nous avons sortis un premier album en 2003 et depuis le 3 mai le deuxième est déjà dans les bacs.

Parlez-nous de votre début dans cette carrière

Miss Bah : au début c’était un groupe de danse, il y avait Hadji et moi, on faisait parti d’un groupe appelé TLC, les deux autres faisaient des chœurs avec d’autres chanteurs. On était des copines au collège, on a commencé la danse et arrivée au lycée, nous avons jugés nécessaire de faire la musique. A l’époque de TLC on dansait sur ce que les autres chantaient.

Pour vous, qu’est-ce qui a fait le succès de votre premier album ? 

Miss Bah : au fait, l’album était très bien parce que l’œuvre a été appréciée par le public, surtout que c’était la première fois que des filles se retrouvaient dans ce milieu. C’est ce qui explique l’engouement par rapport à l’album composé de dix titres, il y avait Didi et magnakhè et l’album lui-même portait le titre de ‘’ Guinéya mou mönëra’’ (être femme ne constitue pas un complexe).

Avez-vous après cela effectués des tournées ?

Hadji : nous avons fait pas mal de festivals, nous avons participés à deux événements à Dakar ‘’ banlieue rythme’’. Nous avons aussi été invités à trois reprises à : Africa chœurs, mais aussi à Ouagadougou pour le festival Ouaga hip hop. Nous avons également joués à Bamako, en Sierra Leone, au Gabon et tout dernièrement, moi j’ai été choisie pour un atelier de musique en Espagne. Voila, ce sont quelques unes de nos tournées.

Quel rapport y’ a-t-il entre vous et les autres rappeurs ?

Hadji : ça se passe très bien entre nous, les hommes sont nos frères et les filles nos sœurs. Nous sommes ouvertes à tout le monde, nous ne nous gonflons pas. Les idées des autres sont bien accueillies chez nous et nous évitons les faux problèmes parce que dans ce milieu il n’y a pas que du bien.

Qu’est-ce qui explique votre long silence ?

Miss Bah : le motif premier est le suivant, si le public a apprécié le premier album c’est qu’il a connu une bonne préparation. Donc, pour faire le second produit, il faut aussi bien travailler. Le facteur temps a joué sur nous, il y a eu des tournées et nous n’avons pas eu suffisamment de stabilité pour faire le travail. Le second motif, notre copine Nat s’est mariée et n’a fait que neuf mois dans son foyer. Elle a perdu son époux, c’était l’ensemble du groupe qui était en deuil et dans ce cas, il fallait la supporter dans la douleur, tout cela a retardé l’album.

Pourquoi le titre Fan’s pour votre deuxième album ?

Miss Bah : comme je viens de le dire l’album a un peu retardé parce qu’on le travaillait. Pendant tout ce temps, il y avait nos fans qui étaient là pour nous, qui continuaient à nous supporter, à nous appeler, à réclamer l’album à chaque fois. Donc nous avons préférés leur dédier cet album.

A ce jour, est ce que vous avez des projets et surtout pouvez-vous nous évoquer les préparatifs de votre sortie ?

Hadji : l’album a été réalisé à Dakar, nous avons eu à faire deux clips là-bas. Nous nous préparons petit à petit, il y a Nat qui vient pour la sortie, cela montrera à ceux qui disent que le groupe est scindé que la réalité est autre. C’est des histoires, ils le verront bien au mois de mai.Vous savez, il y a un public qui nous attend, qui a toujours été fidèle, alors nous ne voulons pas le décevoir. Pour la dédicace, c’est New Feeling communication qui s’en charge et nous les filles sommes entrain de bien nous préparer, en tout cas il y aura beaucoup de surprise Inch Allah.

En tant qu’éléments du hip hop guinéen, que pensez-vous du rap de notre pays ? 

Hadji : ça m’inquiète un peu parce que jusqu’à présent il y a nos frères qui n’arrivent pas à se comprendre. Ils ne se donnent pas à fond pour sortir un album, ils veulent juste se faire voir. Il y a aussi la haine qui nous fatigue. A part cela quelques éléments sont bons tels que Takana qui fait la fierté de la guinée, je peux citer aussi Elie Kamano, Degg g force3 qui va sortir bientôt, Silatigui, Methodik…voila il y en a qui sont bons, seulement il faut beaucoup faire attention. Dans les autres pays où nous sommes passés, les gens disent toujours que le guinéen a de l’énergie sur scène, c’est pourquoi il faut travailler pour pouvoir respecter ce que les autres disent de nous.

Votre mot de la fin  

Miss Bah : je remercie nos fans qui nous ont beaucoup supporté dans les moments difficiles, nous remercions nos parents de près ou de loin et big up à tous les internautes de rap de guinée. Merci !

Entretien réalisé par Amadou Barry,Tel :

64.75.33.58 baryamad@yahoo.fr

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entretient avec ras condel du groupe raisonnable djely

Même si quelque part l’occident a beaucoup influencé la jeunesse africaine, guinéenne cela n’empêche pas les talents de chez nous résidant dans le vieux continent de faire d’immenses efforts pour toujours s’identifier à notre culture. Ras Condel est l’un de ceux-là, membre fondateur du groupe de rap Raisonnable Djély, il réside à Grenoble en France. Dans cet entretien, il évoque sa vision sur le hip hop guinéen.

La Plume Plus  : parlez-nous de votre personne et de vos débuts dans la musique 

Ras Condel : je suis leader fondateur du groupe avec Mokovie et Phénomène X. Mes débuts dans le rap remontent à 1994-1995. Mais déjà depuis 1991 on était dans le milieux lorsque MC Solar est venu à Conakry pour un concert, cela nous avait beaucoup touché et après nous avons commencé à monter des petits groupes à la Sainte Marie jusqu’en 1995 année à laquelle nous avons formés un vrai groupe ‘’ positif possy’’ avec des amis du collège. Nous avons alors progressés ainsi jusqu’à la création de Raisonnable Djély et là nous étions au lycée.

Pouvez-vous nous dire ce qu’est devenu ce groupe, parce qu’on remarque qu’après votre départ pour la France , il n’y a pas eu de suite ?  

C’est vrai que le groupe a cessé un peu les activités et que moi aussi je n’étais pas là. C’est normal car les autres membres devaient eux aussi achever les études. Tout comme moi j’étais en France dans le cadre des études. C’est en fait ce qui explique le fait qu’il n’ y a pas eu d’album sur le marché. Mais dans l’ombre, Raisonnable a toujours écrit de petits morceaux, donc nous comptons faire un best of un jour avec des titres inédits que personne n’avait jamais écoutés.

Comment vous et Prophète ‘’G’’ avez-vous formez Insoumis Sigui ? 

Insoumis Sigui a été formé sur une idée de mon grand frère Prophète ‘’G’’. On s’était croisé en France et nous avons aussitôt commencé à écrire ensemble des textes.  Au début lorsque nous avions formés le Rap Koulé nous étions ensemble. On a toujours eu l’idée de créer un groupe standard, inédit qui devait reconnaître toutes les fractions de ce pays. Et la création du groupe a coïncidé avec les événements douloureux que les guinéens ont vécus durant les deux dernières années. Donc nous avons profité pour faire Insoumis Sigui qui est un cheval de bataille et de revendication de la population, donc on a essayé de monter que nous partageons la douleur de tous les frères guinéens.

Pouvez-vous nous parler de vos projets ?

J’ai énormément de projets, dans l’immédiat il y a la sortie d’un album dance hall qui est prévue pour très bientôt. J’enchaînerais avec un album purement reggae parce que c’est la nouvelle tendance musicale que j’ai. Par ailleurs, j’aimerais participer au mouvement CORRAG parce que je suis adhérent de ce mouvement. J’ai envie d’intensifier mon activité au sein de ce collectif. J’ai eu une formation en infographie et en multimédia, donc j’aimerais bien essayer de changer l’image de la culture guinéenne, changer la façon traditionnelle de faire les choses en essayant de donner une meilleure image à la culture urbaine.

Quel est votre regard sur le hip hop guinéen ? 

Mon regard sur le hip hop est très positif. Le hip hop guinéen a évolué et a pris de la force, il devient de plus en plus puissant. Quand nous commencions au début à faire du rap ici, le hip hop n’était pas écouté par toutes les couches sociales du pays. Mais aujourd’hui, je vois que le rap est devenu un phénomène de société, tout le monde l’écoute, du petit garçon dans les quartiers jusqu’au vieux père dans les villages. Chacun connaît au moins le nom d’un groupe ou d’un chanteur de rap et donc cela est vraiment positif. Cela veut dire qu’il y a eu une véritable révolution et en plus aujourd’hui, nos groupes ont vraiment du talent, de la valeur. Mon regard est donc positif, on voit que les gars n’ont pas relâché le combat, ils ont vraiment suivi le bon chemin. Mais c’est vrai qu’il reste encore du travail à faire, il faut encore s’organiser, essayer de professionnaliser ce travail là.

Comment évoluez-vous avec les autres artistes guinéens à l’étranger ?    

On évolue  ensemble, on se donne des conseils. J’ai des relations directes avec Bill de Sam, avec Général de Kill Point, Mouz ‘’ B’’, mais aussi avec Djeng de Gandhal Foly, Kemy de Leg Def…on s’appelle, on se donne des idées à chaque fois que l’un de nous doit sortir un album. Bref, on entretien de très bonnes relations.

Quel est votre mot de la fin ?

Mon mot de la fin c’est d’inciter les gens à consommer guinéen, il ne faut plus être complexé par rapport à ce que nous avons chez nous. Nous avons beaucoup de jeunes talentueux qui font des choses super bien. Il serait dommage de ne pas encourager cela, de ne pas aller acheter les CD. Il faut éviter de graver les CD, parce qu’il y a beaucoup de personnes qui travaillent pour ces CD. Donc un seul CD gravé met en danger au moins dix personnes qui ont travaillé d’arrache pied pour sa sortie.

Entretien réalisé par Amadou Barry,Tel : 64.75.33.58 baryamad@yahoo.fr 

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soul bang’s la nouvelle voie du RNB guineen

Le RNB l’un des styles musicaux du hip hop avait du mal à s’imposer en guinée. Pourtant, de nos jours, des voix s’élèvent dans le tas et se font entendre. C’est le cas de ce jeune Bang’s encadré par la structure Juste Débout et le cyber Adama.net, le management est assuré par Yoyo. C’est donc ce jeune que notre reporter a rencontré pour vous.

La Plume Plus  : pour le plaisir de nos aimables lecteurs, pouvez-vous vous présenter à eux ?

Soul Bang’s : mon nom est Bangoura Souleymane communément appelé Bang’s. Je suis en classe de 12e année sciences sociales six au lycée de Sangoyah.

Au fait, c’est le diminutif de Souleymane Bangoura, mais il faut préciser que j’aimerai qu’on m’appel Bang’s au lieu de Soul Bank’s.

Parlez-nous de vos débuts dans le RNB 

La musique c’est quelque chose de naturelle, je suis un artiste par nature. Je suis rentré dans la musique par amour en écoutant des chanteurs américains. C’est cela qui m’a beaucoup poussé à aimer la musique, parce que j’étais un mélomane, une personne de sentiments. Alors, je chantais, j’interprétai et j’imitai ces artistes. En 2001, je suis aller me confier à un monsieur de mon quartier nommé One qui appartient au groupe Prophète du rap. Je lui aie dit que je voulais faire la musique, pourtant je ne savais rien de cette affaire sinon qu’écouter et reprendre. La question était alors de savoir, comment parvenir à écrire une chanson.

C’est ainsi que One m’a initié en écrivant un texte et on a formé un groupe du nom de Micro Méga où j’étais le plus jeune. Par manque de compréhension, le groupe s’est disloqué et moi j’ai décidé par la suite d’évoluer en solo.

Pourquoi le choix du RNB par rapport aux autres styles musicaux du hip hop ?

Il n’est pas dit forcement que c’est le RNB qu’on doit faire. Le RNB est une musique de cœur, de joie et de sentiment, c’est pourquoi j’ai choisi ce style pour véhiculer mes messages.

Comment vous parvenez à allier école et musique ?     

Généralement nous savons que la vie des hommes forts débute souvent par des conditions difficiles. Au début, rien n’est facile. Personne ne peut dire que l’école et la musique peuvent facilement aller ensemble. Je parviens cependant à m’en sortir, malgré les difficultés parce qu’il y a les révisions et les répétitions. En plus, j’apprends aussi à jouer avec des instruments tels que la guitare et le piano, je m’initie également à la danse. Donc c’est énormément difficile.

Quelle est votre source d’inspiration ?

Ma source d’inspiration n’est pas unique et je dirai d’ailleurs que mon idole aussi n’est pas unique. J’écoute trop R. Kelly qui est ma première idole, je commence à écouter Craig David et Joe, ainsi que d’autres. Mais la société et la nature constituent pour moi, d’autres sources d’inspiration. On dit souvent que je chante comme un américain ou il chante en anglais. Mais aujourd’hui suivant les conseils des gens, j’essaye de créer une certaine originalité afin que cela donne une nouvelle vision et que partout où on m’écoute, qu’on se rende compte que c’est un produit guinéen.

Que pensez-vous des danseurs qui se lancent maintenant dans la musique ?  

C’est une chose que j’ai beaucoup appréciée parce que la danse est un élément de la culture, mais généralement nous savons qu’en guinée la musique n’est pas soutenue, à plus forte raison la danse. Pourtant, les deux vont de paire. Si je vois des jeunes tout comme moi qui se lancent dans la danse et après ils se tournent vers la chanson, je ne peux que les encourager. J’ai des potes dans Black Killers qui chantent, je ferai tout mon possible pour leur donner un coup de pousse et s’il y a d’autres qui veulent venir aussi, pourquoi pas. Moi j’ai été une personne qui a été beaucoup aidé et qui a cherché beaucoup d’aide.

As-tu des projets en perspectives ?  

J’ai énormément de projets, pour cette année je dois faire un album. J’ai parlé avec beaucoup de producteurs tels Espace FM. Ils veulent me produire, mais nous ne sommes pas tombés sur un accord très précis, quand même on en tient compte. Si je dis que nous n’avons rien conclut, c’est que pour l’instant il n’ y a pas d’engagement écrit entre nous. Je dois épuiser les deux à trois mois de cours qui restent avant de débuter le boulot de mon premier album. A part cela, j’aimerai finir mes études et devenir écrivain, j’espère que le tout puissant m’accordera cette chance.

Comment évoluez-vous avec les autres artistes de la place ?

Nous sommes comme des frères, il y a certains qui se comprennent mal entre eux. Au fait, nous ne sommes pas là pour nous faire des ennemis dans le milieu du hip hop. Il s’agit juste de se donner les mains pour évoluer. J’ai participé à l’album de Mamdy, pas pour quelque chose, il est venu voir mon manager Yoyo et ce dernier me l’a expliqué et puis j’ai donné mon accord. Après tout, on doit se donner les mains.

Quel message pouvez donner aux jeunes qui veulent devenir comme vous ?

Qui  veut devenir  comme moi, n’a qu’à se mettre au travail et il n’est pas exclut d’être grand. Moi-même je cherche à dépasser les autres, c’est cela mon objectif. C’est le travail qui paye et surtout il faut écouter les aînés.

Votre message de la fin  

Ce que je peux dire au public, c’est de soutenir la bonne musique et surtout le hip hop. En guinée, certains font la musique simplement pour se faire connaître. Dans le milieu du hip hop, il y en a qui disent du n’importe quoi dans la musique. Je trouve cela anormal, un musicien est un messager, à travers la musique on peut être aimé par tout le monde à travers ce qu’on véhicule.

Je dis un big up à tous ceux m’ont soutenu de près ou de loin tel que Fiston qui m’a toujours encouragé. Je remercie aussi le groupe Espoir du ghetto, sans oublier les habitants de mon quartier Simbayah (Matoto Kondébounyi).

Entretien réalisé par Amadou Barry,Tel : 64.75.33.58 baryamad@yahoo.fr

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