African WorldWide: Hip Hop, Music and More…
RapAlloco
Nouvelles du Rap Ivoirien
Concert Singuila-Muss
Nov 1st
Pour ce premier concert qu’elle a organisé a Ouaga,la structure BOSS PLAYA, évoluant dans la communication, l’organisation d’événements, la musique et la réalisation de clips vidéo, ne voulait pas rater son coup. Elle n’a donc pas lésiné sur les moyens. Du son,de la lumière et un écran géant pour faire vivre au public du stade du 4 aout une soirée inoubliable.
Prévu pour 20H00, le show a démarré autour d 22H30 par un ambiance coupé décalé assurée par DJ Jeff. C’était ensuite le tour du Collectif 1149, vainqueur du concours de breakdance de Waga Hip Hop 9. Ces jeunes garçons, fortement ovationnés, n’ont fait que confirmer leur talent à travers des chorégraphies d’une haute précision.
Après avoir attendu plus de 120 minutes avant d’avoir accès aux gradins du stade, les milliers de fans s’impatientaient de voir Muss et Singuila. Mais Romy Roméo, MC Claver et Brice Anoh, animateurs de la soirée, continuaient de faire durer le suspens en égrenant tout un
chapelet d’artistes: Rime Mortelle, Kritik, El Primo, Sandrine, Cyclone 52, Playerz et Dhud’n'J.
Il était exactement 23H30 lorsque MC Claver annonçait M.U.S.S. "Approchez, approchez, approchez…" tel était le refrain de la première chanson interprétée par le rappeur. Une invitation à faire la fête à l’endroit d’un public déjà surexcité rien qu’à la vue de l’artiste. Accompagné sur scène par Mad, son frère de sang et frère de son, Muss tient les spectateurs en haleine pendant une heure d’horloge avec des titres de son album solo, Mon époque, ainsi que des titres à succès de son groupe MAM.
L’homme le plus attendu ce soir là était sans conteste Singuila. Mais c’est le lendemain à 01H05 du matin que la star est montée sur le podium provoquant dans la foule le délire. La communion entre le chanteur de r’n'b et ses fans frisait une vieille complicité, c’était
pourtant la première fois que l’artiste jouait à Ouaga. Spectacle semi live avec à ses cotés son guitariste et son acolyte compositeur Dav le magnifique. Dès les premières notes, le public commençait déjà à chanter.
De Ghetto compositeur à Ma nature en passant par C’est trop, chaque interprétation était un duo entre le chanteur de r’n'b et ses fans. Ce soir ou plutôt, ce matin- là Singuila, originaire du Congo et évoluant en France, disait se sentir chez lui au pays des hommes intègres. C’était "L’enfant du pays" arborant sur le podium du stade du 4 aout les couleurs du drapeau burkinabé.
C’est Comment?
Jun 10th
C’est comment? Nous savons que c’est la question que vous vous posez a cause du manque de mise a jour de RapAlloco. La vie est ce qu’elle est et les volontaires qui nous aident sont pris a plein temps par leurs occupations personnelles. Nous sommes toujours dedies a la couverture du rap ivoirien, c’est pour ca que nous lancons un appel aux journalistes hip hop en herbe, si vous etes bases en CI et que vous etes prets a contribuer frequemment a RapAlloco, envoyez nous un email a contact@rapalloco.com avec vos qualifications(Possibilite de renumeration pour vos services). Nous sommes a l’ecoute donc!
One!
Concours 3R Hip Hop:Simone Gbagbo en parraine
Apr 21st
Abidjan — Simone Gbagbo a communié avec la jeunesse autour des valeurs du Hip-Hop.
Remi Coulibaly pour Frat Mat
Simone Ehivet Gbagbo, Première dame de Côte d’Ivoire, revêtue du manteau de «marraine du mouvement hip-hop» ivoirien, a eu une présence remarquable et remarquée, samedi, à la salle François Lougah/Ernesto Djédjé du Palais de la culture. C’était à l’occasion du lancement de l’évènement «3R Révélation» (Rap, ragga, R&B), décliné sous la forme d’un concert dédié à la renaissance de la culture hip-hop engagée sur la voie de l’auto-prise en charge de la jeunesse.
A juste titre, Mme Gbagbo, au diapason du style vestimentaire des rappeurs, a reçu une standing ovation, un «big up !», pour emprunter leur jargon, au terme d’un discours qu’elle a prononcé, les engageant à plus de responsabilité. En effet, dira-t-elle, «vous avez la parole, vous avez la musique mais il vous reste à avoir une vision pour vous-mêmes, votre famille, votre nation et pour une Afrique nouvelle». C’est pourquoi, Simone Gbagbo exhorte ses filleuls à faire abstraction des velléités d’immigration outre-Atlantique, mais à utiliser la force du hip-hop pour servir des causes justes et empreintes de spiritualité.
Le décor planté, les rappeurs, sous la houlette du maître de cérémonie (MC), Baba Coul, pouvait laisser monter les décibels pour le grand bonheur de la marraine qu’ils ont baptisée «Big Mama» pour les uns et «Mamy» pour les autres. De Nash à Kazam, en passant par Abidjan rap tour, 2 Doz, Vetcho Star et une bonne vingtaine d’autres artistes, les quelques 1500 spectateurs ont vibré et scellé définitivement la paix dans la famille hip-hop, après des années de guéguerre entre clans. Une (re) fraternisation qui s’est opérée sous l’onction du bishop Guy Vincent Kodja alias Turbo du groupe RAS, pionnier du mouvement en Côte d’Ivoire. Honneur a donc été rendu par la nouvelle génération à tous les précurseurs en Côte d’Ivoire de ce style de vie hérité des milieux black new-yorkais des années 1970-80 et dénonçant les inégalités sociales: Roger Fulgence Kassy, Yves Zogbo Junior, MC Claver, Angelo…
Au final de ce spectacle, un show live avec Kajeem. Un récital de poésie et de mélodies au service de la conscientisation de la jeunesse et de l’Afrique. «3R Révélation» se poursuivra sous la forme de spectacles tournants à Abidjan et à l’intérieur du pays aux fins de détecter des talents et affermir les liens de fraternité, à en croire La Bise, initiateur de l’évènementiel et collaborateur de la Première dame.
3R Revelation: Le HH Ivoire
Apr 21st
Paul D. Tayoro pour Notre Voie
Si votre objectif est de chanter et danser pour aller aux Etats- Unis, alors vous ne m’intéressez pas. Mais si votre vision est de créer un Ivoirien nouveau, efficace et créatif pour transformer la Côte d’Ivoire et l’Afrique, alors vous m’intéressez”, a lancé Simone Gbagbo à l’endroit des centaines de jeunes réunis, samedi, dans la salle François Lougah / Ernesto Djédjé du Palais de la Culture de Treichville, à l’occasion d’un concours de hip hop lancé par “3R Révélation”.
Simone Gbagbo s’est particulièrement félicitée d’avoir beaucoup appris du mouvement et de pouvoir compter sur lui afin que la Côte d’Ivoire retrouve des valeurs de justice et de créativité. “S le mouvement hip hop peut aider à créer un Ivoirien nouveau, avec des dons et talents que Dieu lui a donnés, ce serait tant mieux”.
Pour Aimé Djékouri dit Labise, initiateur de la compétition, le but de son concept est de révéler, entre autres, des talents cachés. Ce précurseur reconnu du mouvement hip hop en Côte d’Ivoire a par ailleurs rendu grâce à Dieu pour lui avoir donné cette vision. Il a ensuite rendu hommage à tous ceux qui ont très tôt permis au mouvement de prendre pied en Côte d’Ivoire. Ainsi, il a rendu hommage à Fulgence Kassy (paix à son âme), François Konian, Yves Zogbo Junior, Jean-Claude Kouadjané, RAS, MC Claver, Baba Cool et bien d’autres.
A la suite de cette phase de lancement, il sera organisé une étape éliminatoire, du 2 au 31 mai prochain, à travers les communes d’Abobo, Port-Bouët et Yopougon, ainsi que dans la cité de Yamoussoukro, alors que la demi-finale aura lieu le 20 juin, et en juillet, la finale, a indiqué Labise.
Billy Billy presente le nouvel album: Reunion De Famille
Mar 3rd
Source: Frat-Mat
R. Coulibaly
Abidjan — L’artiste Billy Billy, actuellement sous les feux de la rampe, principalement pour l’affaire judiciaire qui l’oppose au Bureau ivoirien du droit d’auteur (Burida), au sujet de sa déchéance de ses trophées aux «Haut de gamme 2008», vient de boucler l’enregistrement de son nouvel album: «Réunion de famille».
Un opus de 10 titres plus une intro et un bonus, dont la note finale a été signée, jeudi dernier, au studio Afrika Reprezenta. En featuring, «l’enfant terrible du rap» made in Côte d’Ivoire a fait appel à Didier Awadi du Positive Black Soul, icône du hip-hop africain et francophone, et Kerry James.
Avec cette ouverture, le rappeur de Wassakara se donne les armes pour affronter le marché international. D’autant plus que son style, original, caustique et humoristique, a déjà accroché. Lui restait donc, à s’aligner sur les standards internationaux en matière d’arrangements. A juste titre, sa structure managériale, «Coast to Coast», a fait appel à l’arrangeur Olitedj Prike, qui a pignon sur rue dans le milieu, pour assurer la mise en boîte de cet album.
Le titre promo de «Réunion de famille» est «Bété a réussi». Dans la même veine et avec la verve qu’on lui connaît, l’artiste fustige les dérives sociales et morales de ses contemporains. Notamment la perte des valeurs de solidarité, de respect au profit d’attitudes égocentriques et cupides. Sur le plan musical pur, le rappeur, grâce à des arrangements innovants, épouse l’air du temps, avec des partitions de guitare et claviers dans le style jazzy et soul.
En attendant le dénouement de son procès en appel, ces jours-ci, Billy Billy veut faire parler de lui, plus par son travail que dans les colonnes de faits divers et de justice. Sortie officielle de «Réunion de famille», fin mars-début avril.
Interview: MC Claver en mode PDG pour 2009
Feb 26th
Source: Top Visages
MC CLAVER
“Sans lui, je serais déjà mortâ€
Jusqu’au début des années 2000, il s’appelait encore MC Claver. Et officiait à Fréquence 2. Le rap, c’était son dada . Mais depuis, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. Après une formation à la Mission Evangélique Grâce de Vie du Bishop Guy-Vincent Kodja, MC Claver est devenu depuis 2004 Pasteur, ministre du Christ. Il prêche la bonne parole au Burkina, son pays natal. Où il possède aussi une radio. Radio Jam Ouaga. Nous l’avons rencontré.
• MC a donc laissé tomber définitivement le micro de l’animation…
- Non ! Ce n’est pas fini. C’est mon métier. La preuve, c’est que je suis le PDG de Radio JAM Ouaga 92.4. Et cette radio est en passe de devenir la première FM au Burkina Faso. En moins de six mois, nous nous sommes hissés parmi les trois meilleures radios de la capitale et la meilleure radio auprès des jeunes. C’est une radio leader, qui va former des leaders, c’est la rado numéro 1 sur la culture hip-hop. Ça, je le dis sans sourciller, que celui qui doute me défie et je sais relever les défis. Ce n’est pas de l’orgueil ni de la prétention, c’est juste que j’ai cette assurance et Dieu m’a donné ce don. Depuis Abidjan, j’ai commencé Zone Rap sur Fréquence 2. Elle n’a jamais été égalée par aucune autre émission en matière de hip-hop.
• Jam Ouaga et Jam Abidjan. Y a un lien, ce n’est quand même pas fortuit, non ?
- Oui, il y a un lien très fort. C’est pour en même temps remercier le boss François Konian. Parce qu’il est un modèle pour toute une jeunesse. C’est un monsieur avant-gardiste. Quand on regarde son parcours, on se rend compte qu’il a ouvert beaucoup de voies. Producteur de musiques et de grands noms de la chanson africaine, proprétaire de maison de disques et aujourd’hui dans le monde de la radio, il s’est hissé haut. C’est une reconnaissance normale du talent de ce grand monsieur. Heureusement, il n’a pas trouvé d’inconvénients à ce que je prenne ce nom pour ma radio.
• Rendre hommage à François Konian oui mais, d’aucuns pourraient dire que c’est une solution de faci-lité. Jam Abidjan marche alors Jam Ouaga va forcément marcher…
- Ouais, on peut le penser. Mais j’aurais pu me casser la figure. Ce n’était pas une garantie de réussite. Mais le plus important pour une radio, c’est le programme. Parce qu’une radio ce n’est pas le nom, enore moins les millions que tu peux avoir. C’est le programme qui captive le public.
• Alors, quel est le programme de Jam Ouaga et en quoi il se démarque de Jam Abidjan et des autres radios ?
- La différence, c’est que nous, nous sommes beaucoup plus américanisés. C’est une radio style hip-hop et style Dj. C’est-à -dire que quand tu écoutes Jam Ouaga, tu as l’impression d’être soit au maquis, soit en boîte de nuit. On enchaîne les morceaux. Le mixage est fluide comme dans un night club… Nooonn ! venez découvrir Jam Ouaga. Il y a des tranches différentes. Le hip-hop est en grand, mais il y a du rnb, la soul, le funk, le reggae, le ragga, le dance hall, le rap, la jungle, la techno…
En fait, on parle de Jam Ouaga, mais au départ, c’était Radio Pulsar.
- Oui, radio Jam Ouaga est venue pour apporter un dénouement à la crise au sein de Pulsar, entre mes associés et moi. Puisque je suis encore actionnaire à Pulsar. Aujourd’hui, avec mes associés, nous sommes au stade de nous asseoir pour régler nos différents à l’amiable. Sur le plan administratif, le Conseil supérieur de la communication a réglé l’affaire en octroyant à ma société de communication (MC Communication) une autre fréquence sur laquelle émet Jam Ouaga. Il ne reste plus que le plan juridique pour déterminer les torts et de prendre une décision qui rétablisse chacun dans ses droits.
• Une radio commerciale, c’est du business. Est-ce que ta vie de pasteur est compatible avec le business ?
- Tout a fait. La bible dit que «celui qui ne travaille ne mange pas».
• Alors, il faut que le pasteur mange…
- Il faut que le pasteur mange. Le travail permettra au pasteur d’avoir un peu plus, de sorte qu’il pourra contribuer à aider les autres. Aujourd’hui, l’argent est le centre de toute chose. Pour organiser des campagnes d’évangélisation, la salle, on ne va pas te la donner cadeau. Il faut donc payer. Le matériel de sonorisation, il faut le prendre en location. Les spots télé, il faut les payer… Cela demande donc des fonds et qui va vous les donner ? Si un pasteur travaille et que Dieu le bénit, cet argent, il peut l’utiliser pour le travail de Dieu et bien vivre. Moi, je ne suis pas pour les pasteurs qui veulent vivre de façon misérable et qui vont mendier.
• On pense qu’un homme de Dieu, c’est plus la richesse spirituelle que matérielle…
- C’est ce que les gens disent mais, c’est erroné. Parce que Jésus dit : «Je suis venu afin que me brebis soient dans l’abondance et aient la vie éternelle.» C’est quoi alors être dans l’anbondance ? Si tu n’as pas de quoi manger, de quoi te vêtir… De quelle abondance on parle ? Jésus dit encore : «Je veux que tu prospères à tous égards et que tu sois en bonne santé comme prospère l’état de ton âme.» L’état de ton âme, c’est le spirituel. Donc la volonté de Dieu est que spi-rituellement, tu sois prospère et que physiquement et matériellement tu sois béni. C’est la volonté de Dieu, les deux vont de pair. Les rois David, Salomon dont parle la bible étaient riches. Aujourd’hui, les hommes de Dieu les plus renommés sont ceux qui sont puissants financièrement. Parce que cela leur permet de voyager pour des campagnes d’évangélisation pour gagner des âmes.
• On ne doit donc pas être étonnés de voir le pasteur MC dans l’opulence ?
- Non. Il ne le faut pas ! Si j’ai les moyens, il ne faut pas en être étonné. Simplement, il faut savoir que l’argent ne peut pas venir avant Dieu. Moi, mon Jésus, il est avant toute chose. Parce qu’il ne faut pas tomber dans la cupidité. Aimer l’argent plus que tout est un péché. Si Dieu te bénit, pense et donne aux pauvres, aux orphelins, aux bonnes œuvres. Sème dans la vie des autres, aide les autres, c’est ainsi que Dieu te bénira davantage.
• Mais un homme de Dieu dans l’opulence, ça choque…
- Ça ne devrait pas choquer. Parce que c’est ce qui est normal. Les gens confondent certainement pauvreté et humilité. On peut être riche et humble. Mais la pauvreté est une malédiction, parce qu’en nous créant, Dieu nous a donné le pouvoir de dominer toute chose. Aujourd’hui, chaque enfant de Dieu peut rentrer dans ses bénédictions s’il sait comment fonctionner avec son Dieu. Aujourd’hui, nous avons besoin que la pauvreté soit éradiquée. Mais qui peut le faire ? C’est Jésus qui peut nous aider à sortir de cette pauvreté non seulement mentale mais physique. Ne soyez pas choqués. Aujourd’hui, les pasteurs les plus célèbres sont les pasteurs les plus riches. Et ils font du bon travail pour le royaume. Un homme de Dieu doit être un tuyau d’arrosage. Dieu te donne l’argent, ne le retiens pas, fais son travail, son œuvre. C’est pour le peuple. Mais a-t-on vu un tuyau d’arrosage sec ? Est-ce que les pieds du jardinier ne sont pas mouillés ? C’est comme ça avec Dieu.
• De simple fidèle, tu es aujourd’hui serviteur de Dieu. Tu te sens bien là où tu es ?
- Tout à fait. Pour moi, c’est comme une renaissance. Ce sont deux mondes différents. A l’époque, j’étais dans la nuit, l’acool, les femmes. Aujourd’hui, je me suis marié, j’ai un gosse avec mon épouse. Mais j’ai eu un enfant avant qui vit à Paris avec maman. L’évangile transforme aujourd’hui des vies… Si je n’avais pas été appelé pour être serviteur de Dieu, je pense que je serais mort depuis longtemps. Un grave accident de la circulation en Italie, un cancer, dix ans après, je m’en suis sorti. Partout, il y a eu la main de Dieu. C’est dire qu’il me prédestinait à quelque chose de grand et de glorieux : le servir. En plus, il m’a donné des armes pour, c’est la communication dans laquelle il m’a formé. Dieu m’a donné une nouvelle vie et en même temps me donne la force d’aider des jeunes frères qui m’ont aimé, qui m’ont suivi dans ce mouvement du hip-hop. Je suis fier et heureux de servir notre Seigneur Jésus.
• Comment on t’appelle désormais ?
- Maintenant, en tant que serviteur de l’Eternel, je suis désormais Ministre du Christ Claver. Je garde donc les initiales mais qui ont désormais une autre dénomination. On dit dans la Parole : «Je t’envoie comme ambassadeur, comme ministre». C’est pour cette raison que j’ai gardé « MC » qui est désormais Ministre du Christ. Affectueusement, on m’appelle papa MC Claver ou pasteur MC… Ça ne me vexe pas que l’appelation MC reste parce qu’elle a une connotation spirituelle maintenant.
• Tu es retourné à Ouaga pour installer ton temple, semble-t-il…
- Installer mon Eglise, c’est un peu fort. Avant de repartir en 2004, Dieu m’a parlé et il m’a dit qu’à un certain moment de mon ministère, je devrais rentrer au Burkina pour exercer. Et c’est le même Dieu qui dit : «Va retourne dans ton pays et va dire aux tiens ce que moi, Dieu, j’ai fait pour toi». Et cet appel était très fort. J’ai prié pendant de longs mois parce que ce n’était pas facile pour moi de me lever un jour, donner ma démission à Fréquence 2, quitter mon papa, (Bishop Kodja) lui qui m’a tout enseigné. J’ai aussi de la famille ici… Ç’a été difficile. Mais ou on fait la volonté des hommes ou la volonté de Dieu. Donc j’ai accepté de faire la volonté de Dieu et je suis parti. Là -bas, Dieu a commencé à me montrer ce que je pourrais apporter à cette jeunesse de mon pays.
• Après 25 ans, tu reviens comme pasteur. Un fils de président, animateur de radio, qui revient comme serviteur de Dieu. Comment les gens t’on regardé ?
- Ils étaient très surpris ! Ma famille n’en croyait pas ses yeux. Même déjà ici, ils n’en revenaient pas. Certains m’ont demandé s’il n’y avait pas un deal en dessous, si j’étais un vrai pasteur… Mais aujourd’hui, trois ans après, ils sont en train de comprendre que mon affaire est sérieuse. En clair, je vis ce que je prêche ou prêche ce que je vis. Heureusement aussi les fils de présidents peuvent être sauvés. Parce que ce n’est pas évident quand on est dans l’opulence. Tant que vous n’avez pas un problème…
• Est-ce parce que MC Claver avait des problèmes qu’il s’est retrouvé à l’église ?
- Oui mais, mes problèmes étaient politiques et liés au coup d’Etat de 1999. La junte a expulsé ma famille (les Yaméogo) de la maison que l’Etat avait mise à notre disposition. Je me suis retrouvé à la rue avec les miens. Mais ce n’est pas nécessaire qu’on revienne là -dessus.
• Tu as une église à Ouaga ?
- Pour mon église, il n’y a pas longtemps que nous avons commencé à bâtir. J’avais un terrain à Ouaga et ce n’est que le 15 octobre dernier que ma congrégation a posé la première pierre de notre église. Et aujourd’hui, après trois mois, les murs sont montés, la toiture a été posée. Nous sommes donc à la phase de finition. J’estime que nous avons fait plus de 60% du travail. Quand tu fais des choses pour le Seigneur, Il est là pour t’accompagner. C’est un temple de 300 places… juste pour commencer. Mais j’ai foi qu’on ira de l’avant.
• Et quel va être son nom ?
- C’est mon ministère, j’ai gardé le nom MC C. C’est le «Ministère MC C». C’est le ministère du ministre du Christ Claver. Le plus important, ce n’est pas le nom, mais l’œvre qu’on fait pour le Seigneur Jésus. C’est de former des personnes qui puissent aller gagner des âmes.
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Par Eric Cossa et Claude Kipré
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Billy Billy gagne son proces mais l’affaire continue
Feb 23rd
Source: Frat-Mat

Rémi Coulibaly
Armand Obou, en effet, nie avoir tenu, comme tenterait de le faire croire l’avocat par voie de presse, des propos traitant le juge des référés, qui a condamné le 13 février dernier en référé, le Burida, le jury des «Haut de gamme 2008» et ses partenaires (Koz et Bfa) à restituer ses prix à l’artiste déchu pour propos «irrévérencieux et injurieux», «indigne». Mieux, l’administrateur suggère que la Justice soit plus regardante sur le fond du speech de Billy Billy au cours de la soirée du 17 janvier : «C’est devant la Présidence qu’on vend nos CD.
On se plaint, on nous frappe. Je me rappelle, quand les rebelles ont pris la ville de Daloa, ils ont demandé qu’on libère la ville parce qu’ils savent qu’il y a cacao là -bas. ( ) Voilà dix ans que les pirates nous mènent la vie difficile. Il n’y a pas quelqu’un pour lever le moindre doigt, parce que CD ne peut pas devenir chocolat. Wadagnin nin encore». Discours qu’il assimile à une «infraction punie par le Code pénal».
C’est à juste titre qu’Armand Obou soutient : «Dans un Etat de droit, lorsque les Institutions républicaines sont militairement attaquées, l’armée brandit l’épée; de même que lorsque les Institutions sont offensées ou diffamées, les juridictions compétentes sont à même de s’autosaisir afin de défendre l’Etat. C’est bien pour cela que le jury, composé de citoyens respectueux des Institutions, a cru bon de se désolidariser des propos de votre client». D’auta
nt que cela s’est fait sur les antennes de la télévision nationale dont le signal est présent sur le bouquet de Canal Horizons arrosant une quarantaine de pays.
De ce qui précède, M. Obou fait remarquer à Me Diop qu’il «ne ressort nullement une politisation du débat», ainsi qu’allègue ce dernier dans une déclaration qu’il a diffusée dans les journaux en fin de semaine dernière. Le responsable du Burida entend faire observer à «l’avocat international» que «sur tout citoyen pèse l’intérium de la loi» et demande : « que la loi soit appliquée dans son intégralité ( ) plutôt que de verser dans le dilatoire».
Désigné «Meilleur artiste Rap/Hip hop» et «Révélation de l’année» au cours de la cérémonie de distinction des sociétaires du Burida, «Haut de gamme», 2e édition, Billy Billy allait être déchu de ses titres 48h après par le jury, à la suite des propos susmentionnés. Perdant ainsi ses trophées et la somme de 1 million de Fcfa pour chaque prix.
Après l’échec des tentatives de conciliation, l’artiste, par la voix de son conseil, a obtenu une ordonnance pour juger en référé d’heure à heure, au terme duquel le rappeur a eu gain de cause ; le juge condamnant le Burida et ses partenaires à lui restituer les prix sous astreintes de 200 000 Fcfa par jour de retard. Appel a été interjeté par le conseil du Burida.
La saga juridico-judiciaire de l’affaire Billy Billy connaît donc un autre rebondissement avec cette poursuite intentée par M. Obou contre Dr Diop, avocat de l’artiste. «A bientôt au Palais», dixit l’administrateur du Burida pour conclure sa correspondance dont nous avons eu copie.
RAPALLOCO BACK IN BIZNESS!
Feb 12th
Big up a tous et bonne annee 2009. Nous tenons a nous excuser a tous nos lecteurs pour la pause qui a ete effectuee dans la mise a jour du site. Dus a des circomstances hors de notre controle, notamment l’hebergeur du site, vous avez pu remarque des periodes ou le site etait completement hors d’acces. Nous avons effectivement change d’hebergeurs et nous tenons a vous assurez que ces periodes de “deletestage” rapologique ne se reproduiront plus. Nouvelle annee donc, et si Dieu Le Veut, nouvelles formule car le paysage hip hop en CI est en pleine evolution et nous assistons a une re-mediatisation du phenomene avec ce qui est desormais connu sous le sobriquet de “l’Affaire Billy Billy”. Croyez nous, comme on dit aux Etats Unis, “there is no such thing as bad publicity” ou en langue de Moliere “il n’existe pas de mauvaise publicite”. Avec une simple phrase, peut etre exprimant haut ce que beaucoup d’autres artistes ivoiriens pensent tout bas, Billy Billy a rappelle a la societe ivoirienne d’ou vient le tranchant du mouvement hip hop: cette facilite et sincerite a sortir des verites connues de tous mais gardees sous silence pour on ne sait quelle raison. Cest le hip hop ivoirien pour vous et nous en suivons chaque instant sur RapAlloco.com. Nous comptons ajouter au site la possibilite pour vous, nos utilisateurs, d’ajouter des nouvelles sur le site directement afin de democratiquement donner l’acces a la promotion et a la publication a tous. Bien sur, toute information sera soumise a edition par notre staff afin de presever l’integrite, la presentation et le professionalisme du site. Nous vous remercions pour vos commentaires sur les articles et les evenements de l’annee passe, certains tres sales d’ailleurs et vous encourageons a continuer de donner votre avis. Il n’y a que du dialogue france que le progres arrive. Nous remettrons le forum en ligne sous peu et si la demande suit. Nous recherchons aussi en ce moment un moyen simple de vous presenter les nouveautes rap du HH Ivoirien et entre temps, nous vous invitons a envoyer les mp3s de rap ivoirien que vous voulez partager avec les autres alloconautes a contact@rapalloco.com. Utilisez cette addresse pour nous contactez aussi d’ailleurs pour tout autre besoin. It’s on et restez donc brancher sur RapAlloco!
