JolofRap

Nouvelles du Hip Hop Senegalais

FESTA2H 2009

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Le
Festival International de Hiphop et de Culture Urbaine FESTA 2H
quatrième édition qui se déroulera du 19 au 27 juin 2009 se prépare à
faire revivre une fois encore la scène Hip-Hop sénégalaise au travers
de 5 mégas shows qui se dérouleront à Keur Massar pour l’ouverture  le 19  juin, à Pikine  le
20 juin, Thiaroye le 24 juin, à Rufisque le 26 juin et à Ouakam le 27
juin à partir de 18h00. Au menu des festivités, des scènes
Hip-Hop composées de toutes les disciplines actuelles du Hiphop :
Djing, Graff, Rap, Slam, Freestyle, Break…de nombreux artistes
étrangers venus de Suisse de France, du Canada, de Belgique du
Cameroun, de Mauritanie et de Gambie se produiront aux côtés de leurs
homologues sénégalais pour donner le meilleur d’eux-même. Un programme
vaste ponctué d’ateliers, de conférences et de rencontres afin de
favoriser les échanges Nord-Sud et Sud Sud et mettre en avant les
objectifs et les actions de l’Association Africulturban en
collaboration avec Afri’Cart. Un programme inédit pour le seul festival
100% Hip-Hop et 100% populaire et gratuit présent dans le calendrier
culturel sénégalais, avec en plus une Nuit du Slam prévue le jeudi 25
juin à 19h00 au Complexe Léopold Sédar Senghor de Pikine. Rappelons que
l’an passé, c’est plus de 30 000 personnes qui avaient assisté aux
festivités. Cette édition est dédiée à la Suisse avec plus de  8 artistes représentés.

 

Du 19 au 27 juin 2009, coïncidant avec la 28 édition de la fête de la musique et la journée mondiale de la drogue, aura lieu  FESTA2H (festival international de Hiphop et de cultures urbaines), la quatriéme  édition consécutive de cet évènement pluridisciplinaire qui réunit chaque année ;  les propositions les plus détachées du mouvement Hiphop et la culture urbaine actuelle entre les villes de Dakar Pikine Rufisque et Ouakam. Une plate-forme d’action pour jouir et comprendre un mouvement culturel qui est articulé autour des langages artistiques les plus variés : la musique (rap, reggae ; ragga rnb),  le cinéma (projection), la peinture (graffiti), la danse (breakdance), la mode (street wear) et le spoken word (slam). Cette mouvance est suivie, de nos jours par des millions de jeunes dans le monde entier.
FESTA2H est né en juillet 2006 de la volonté commune de  l’association Africulturban et de l’agence de communication Africart. Dès sa première édition, le festival devient le plus important de sa catégorie en Afrique ,et précisément au Sénégal , par la participation de plus de 150 groupes artistiques ( rappeurs , DJs , danseurs , peintres  et slammeurs ) sur différentes scènes et  plus de 20.000 spectateurs répartis entre les villes de Pikine, Dakar, Rufisque et  Ouakam et autour de 1000 personnes pendant les ateliers de Dj, de Slam et d’écriture, au complexe culturel Léopold Sédar Senghor de Pikine .

Avec le  succès de sa dernière  édition, FESTA2H 2009  va s’ agrandir pendant cette quatrième édition avec trois  nouvelles scènes ( centre Jacques Chirac de Thiaroye  et à Keur Massar) dédiées aux cultures urbaines ( rap ;graffiti ;djing ; slam ; breakdance ,rollers ,streetdance, beatbox ) avec la présence d’artistes internationaux de premier niveau ( Suisse France Canada Belgique Cameroun Gambie  Mauritanie ).Le résultat attendu : plus de 40.000 spectateurs pendant les dix  jours du festival, 150 groupes musicaux et artistes, une dizaine de médias accrédités en attendant les critiques de la part du public.

Visant le besoin d’augmenter considérablement l’espace et  l’expression et donc la capacité du festival, l’organisation va installer au complexe culturel Léopold Sédar Senghor de Pikine Les Expressions Urbaines (ateliers de Djing de Graffiti de Slam conférence sur le Hiphop et projection) du lundi 22 au vendredi 26 juin de 15H à 18H pour transformer le centre  en récipient de certaines des propositions artistiques les plus importantes du moment : Hiphop, reggae et dancehall, funk et Rnb  séances de DJs, graffiti et Urban art, Battle de Breakdance ,Slam , sessions rollers et zones de stands…
Pour cette quatrième édition une compilation sera enregistrée entre des artistes sénégalais et mauritaniens qui portera le nom de Beat For Peace pour le renforcement de la coopération sud sud du dialogue et de la promotion de la paix et de la cohésion sociale vingt ans après les événements malheureux d’avril 1989.

Festa2h  prétend que le Sénégal est un pays  ouvert et cosmopolite, sensible aux nouvelles manifestations artistiques de ses jeunes et soit à nouveau, en juin  2009, la Capitale internationale  du Hiphop et de la Culture Urbaine.
Cette année le Hiphop suisse est  l’honneur avec une forte délégation d’une dizaine d’artistes.

Organisateurs : Association Africulturban et l’agence de communication Africart

ARTISTES PRESENTS AU FESTIVAL 

SUISSE

STRESS /NEGA /MAM /DJ VINCZ LEE/ DJ GREEN GIANT /                   DJ GIMAMEN /DYNAMIKE

FRANCE

DAILAND/ KENSA /DJ WILL

BELGIQUE

RIVAL/ CNN199/ DJ ARAL

CANADA

ACCROPHONE/DJ HUGGIES/WEBSTER/LOKI/KARIM OUELLET

MAURITANIE

MINENTEYE/ DIA MIN TEKKY

GABON

LA SECTION

CAMEROUN

WOLFY

CONGO

BRING 2 BANG

GAMBIE

HOT B SDF

SENEGAL

XUMAN /MATADOR/ AWADI /BIBSON & WARRIORZ/ BAT BLIND /JOLOF 4 LIFE /NIT DOFF /MAXI KREZY /GASTON /DABRAINS /PINAL GANG /SYNDIKATE 21/ YATFU/ BIG D/ KEUR GUI/ DJ GEE BAYSS/ DOCTA/ GRAFIXX /PUNISHER CREW /TRIBAL DANCE /

PROGRAMME SPECTACLE FESTA2H
 
VENDREDI 19 JUIN 2009  DE 18H A 2H

MEGA CONCERT DE HIPHOP
KEUR MASSAR FACE BRIGADE GENDARMERIE ET MARCHE MERCREDI

SAMEDI 20 JUIN 2009 DE 19H A 01H

MEGA CONCERT DE HIPHOP
ESPLANADE DU COMPLEXE CULTUREL LEOPOLD SEDAR SENGHOR DE PIKINE

MERCREDI 24 JUIN 2009 DE 19H A 01H

MEGA CONCERT DE HIPHOP
CONCERT HIPHOP AU CENTRE JACQUES CHIRAC DE THIAROYE

JEUDI 25 JUIN 2009 DE 18H A 22H

CONFERENCE SUR LE HIPHOP
PROJECTION DE FILM
NUIT DU SLAM

VENDREDI 26 JUIN 2009 DE 20H A 23H

CONCERT DE HIPHOP
TERRAIN BASKET DE RUFISQUE

SAMEDI 27 JUIN 2009 DE 16H A 02H

MEGA CONCERT DE CLOTURE FESTA2H
TERRAIN DIAMALAYE DE OUAKAM

DU 19 AU 27 JUIN 2009

GRAFFITI LIVE
AUTOROUTE DAKAR PIKINE RUFISQUE THIAROYE

DU LUNDI 22 JUIN AU VENDREDI 26 JUIN 2009 DE 15H A 18H

ATELIER DE DJ RAP SLAM  GRAFF ECRITURE EXPO PROJECTIONS
COMPLEXE CULTUREL LEOPOLD SEDAR SENGHOR DE PIKINE
DE 15H A 19H

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Lancement du Label AY Vibes

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Bella A Thiam pour Sud Quotidien 

A l’occasion du lancement de son label, Ay Vibes a sorti sur le marché national son premier produit : Hip Hop Ay Vibes. Cette compilation rendue publique, le mardi 9 juin dernier lors d’une conférence de presse que les membres de la structure en plus du président Youssou Matar Diop, ont tenu au Centre Culturel Balaise Senghor, comporte neuf titres de groupes de rap de Dakar, Mbour et Saly.

Le label Ay Vibes a été lancé avec comme double mission de produire et de manager les talents artistiques. Cette structure compte garantir le suivi de l’artiste, de sa conception jusqu’aux prestations associées en assurant la gestion des carrières et des difficultés. Elle envisage d’innover en s’imposant et se battre surtout face au Mbalakh qui, selon certains observateurs, est plus valorisée que le hip hop au Sénégal.

Avec Ay Vibes, le marché musical sénégalais assiste ainsi à l’arrivée d’une nouvelle structure. La sortie sur le marché national d’une compilation Hip hop Ay vibes a été attendue, avec un « coût accessible » prévue à 2000 F Cfa. Le produit d’un mélange de styles musicaux, comporte neuf titres de groupes de rap de Dakar, Mbour et Saly. Il s’agit entre autres de Big Ada, Boobah Siddik, Djegueul crew, du groupe K/D Clan, de Kempes, Undershifaay, Still, ou encore Klassical Deeg j Gestu, et 23.3. Ces différents rappeurs ont été choisis pour faire partie de la « compil » sous des critères de sélections à savoir le talent, le feeling, l’exemplarité mais aussi la popularité. Le produit sera vendu aux quatre coins du pays.

La piraterie a été une fois de plus au cà "ur des débats. Contre ce « fléau irréductible ». Mais l’équipe a avoué son impuissance face à la piraterie, même si elle a décidé de mettre en place des stratégies efficaces afin de récupérer au moins ce qu’elle a investi.

Entre autres soucis évoqués figure l’avancée du mbalakh par rapport au hip hop au Sénégal. D’après le manager Cheikh Bâ, « le mbalakh est plus valorisé que le hip hop. Il nous revient alors de nous battre et nous imposer en faisant ce qu’aucun autre label a fait », a souligné le producteur, compositeur Youssou Mata Diop. Cheikh Bâ, de continuer, « nous allons travailler la structuration qui vise à quitter l’informel pour venir vers le formel ».

Le label ne compte pas laisser les autres disciplines du hip hop en rade. Il est prévu d’inclure les bboys pour associer les concerts événementiels du label, notamment le show qui est prévu à Guédiawaye le 21 juin jour de la Fête de la musique.

Ay Vibes a été créé par de jeunes Sénégalais passionnés de musique. C’est une initiative de l’auteur, producteur compositeur Youssou Matar Diop, avec pour ambition de contribuer au développement de la musique sénégalaise qui jusque-là, malgré ses résultats considérables, reste sous exploitée. Le label s’est fixé un autre objectif à savoir la production de l’album de Klassical Deeg j Gestu pour très prochainement. La structure envisage également de s’ouvrir à d’autres genres musicaux tels que le reggae, le soul, et « pourquoi pas le mbalakh ».

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La COMPILATION AY VIBES DANS LES BACS

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AY VIBES LABEL » s’inscrit comme une nouvelle structure de musique Urbaine installée au Sénégal.
Ay Vibes vient de publier le premier volume de la compilation "HIP HOP VIBES", un album 100% hip hop Galsen dédiée aux amateur de Rap & RnB .
L’Album serat disponible dans les bacs a partire de ce Mardi 09 Juin, cette compilation se veut "plus chaude et plus colorée, à l’image des groupes venant d’horizon diverse comme Djegeul Crew et Big Ada de Mbour, Still de Hamo Klassical Deug j Geustu et Under Shifaay de Guediaway, 23-3 de Grand Yoff, Dynamique Boobah Siddik des USA etc…

 Une Conférence de Presse serat organisé ce mardi 9 juin 2009 a 15h au
Centre culturel BLAISE SENGHOR par la structure « AY VIBES LABEL » pour
la sortie et la présentation de son premier projet : La compilation
« Hip Hop Vibes »
Pour plus de details Voir le myspace

http://www.myspace.com/ayvibeslabel

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2eme edition du Festival Dancehall Riddims

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Charles Gaiky Diene pour Wal Fadjri 
 
Du 28 au 30 mai, se tiendra à Dakar, la deuxième édition du festival Dancehall Riddims, organisé par le groupe de dance hall sénégalais, School Afia. Cette manifestation, la deuxième du genre, après celle d’avril de l’année dernière, dont le clou sera un grand concert le samedi 30 mai au stade Iba Mar Diop, verra la participation des groupes de musique de Dance hall, de reggae et de folk sénégalais et étrangers.
 
A en croire le musicien Billy, membre fondateur du groupe School Afia et directeur de ce festival, ce concert au stade Iba Mar Diop enregistrera la partition d’artistes sénégalais tels que Xuman du Pee froiss, des groupes de reggae Timshell Band et Dread

 

 Maxim, Carlou D etc.
 
Des mélodies étrangères seront aussi de la fête, puisque, d’après le directeur du festival, des artistes étrangers comme La Brigade, un groupe français, Organik Jazz anglo-jamaïcain et le rappeur américain d’origine sénégalaise 2K, mettront du rythme dans le stade. Auparavant, en prélude à ce méga-concert, d’autres prestations, de moindre envergure, auront lieu au Just 4 U et dans la boîte de nuit le Duplex le vendredi 29 mai. Par ailleurs, les organisateurs du festival, qui ont chiffré le coût de cette manifestation à quelque quatorze (14) millions de francs Cfa, affirment qu’ils ont déjà mobilisé et dépensé la moitié du budget. Cette deuxième édition, qui a pour thème, lutte contre la pédophilie et les violences faites aux femmes, a pour objectif, de l’avis de Billy, le directeur de ce festival, de sensibiliser les Sénégalais, surtout les jeunes aux fléaux devenus fréquents au Sénégal. Ainsi, lors du concert, un film sur la pédophilie réalisé par Ismaila Diakhaté sera projeté sur écran géant dans le stade.
 
D’après le directeur du festival, les recettes seront intégralement investies dans la promotion contre les violences faites aux femmes et contre la pédophilie. D’ailleurs, explique-t-il, les recettes leur permettront de faire des tournées dans le Sénégal des profondeurs pour sensibiliser les populations de l’intérieur. Le groupe School Afia a été créé en 2003 par deux frères Mystik et Billy et il a son actif deux albums. Le titre du premier album, sorti en 2004 était intitulé 12347, volume 1 et le second, sorti deux plus tard, titré 12347, volume 2.

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14 groupes contre les problemes de l’ecole Senegalaise

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APS, Tambacounda — Quelque 14 groupes locaux de rap sont attendus ce samedi à partir de 21 heures à un podium près de l’ancienne gare routière de Dakar à Tambacounda où ils vont aborder les différents problèmes qui assaillent l’école sénégalaise, ont indiqué à l’APS les organisateurs. A l’initiative du Conseil national des enseignants pour l’éthique, la déontologie et les droits de l’élève (CONEEDDE), cette manifestation vise à prendre les devants sur beaucoup de phénomènes nuisibles à l’école et qui se produisent durant les grandes vacances, a expliqué son coordonnateur national Youssoupha Cissé. 
 
Le podium où est attendu, entre autres, le chargé des affaires culturelles de la mairie, s’inscrit dans une série d’activités que l’association a prévues en perspective des grandes vacances. Le CONEEDDE est "en pourparlers" avec le rappeur Fafadi, pour le faire venir à Tambacounda et travaille avec la mairie pour qu’il puisse visiter des écoles dans le cadre de la sensibilisation, a dit M. Cissé. "Les grandes vacances, c’est l’occasion pour les élèves de s’embarquer dans des pirogues de fortune pour l’Espagne. (Actuellement), c’est le moment d’agir dans les écoles", a dit M. Cissé, évoquant le cas de la communauté rurale de Missirah, qui est une zone d’émigration, où beaucoup d’élèves, aidés de leurs parents établis à l’étranger, sont tentés de partir.  La soirée de ce samedi sera l’occasion, a-t-il indiqué, de "sensibiliser sur les dangers de l’émigration (clandestine). Quand ça échoue, ils ont pour cimetières les bas-fonds de la mer et c’est une perte pour l’école sénégalaise, la nation sénégalaise", a-t-il fait remarquer. Il a souligné l’importance d’attirer l’attention des élèves et de leurs parents que "l’Europe n’est plus l’Eldorado", du fait de la crise qu’elle traverse. "C’est une illusion", a ajouté M. Cissé.

Le CONEEDDE a affecté un thème à chacun des 14 rappeurs, à charge pour eux de déterminer la façon de le traiter pour "faire passer le message", a expliqué M. Cissé, qui a parlé de "pédagogie musicale". "Il y a surtout les mariages forcés, a ajouté M. Cissé. Beaucoup de filles, après les vacances ne retournent pas en classe. Quand on demande, elles sont mariées de force". Ce sont autant de facteurs qui, entre autres, ont motivé la démarche du CONNEDDE, a noté son responsable, convaincu qu’ "il faut compter avec les filles pour le développement de ce pays".  A cela, l’adjoint au coordonnateur Hamat Dièye, a ajouté la scolarisation et le maintien des filles à l’école, ainsi que le problème du harcèlement sexuel. Par rapport aux "perturbations" qu’a connues le système éducatif cette année, la manifestation qui aura un "cachet scolaire", sera l’occasion, a-t-il dit, de "lancer un appel aux parents et décideurs pour apporter des solutions aux problèmes de l’école".
"Tout ce qui se passe, se passe en dehors de l’école. Donc, il faut se déplacer pour cibler non seulement les élèves, mais aussi les parents, les notables et les autorités religieuses pour freiner ce phénomène qui est en train de miner l’école sénégalaise".

Le CONEEDDE, dont l’objectif est d’ "éradiquer les comportements dégradants dans l’espace scolaire", a eu son récépissé le 14 avril dernier. La structure compte procéder à son lancement officiel en octobre prochain avant l’ouverture des classes, a indiqué son coordonnateur.

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Fou Malade: ‘Les sponsors n’ont pas voulu nous soutenir pour l’étape de Reubess’

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Fatou K. Sene pour Wal Fadjri

 

28 Avril 2009

Parce que la prison ne rend pas visibles leurs produits, les sponsors n’ont pas voulu accompagner le concert du Bat’haillon blind-d, tenu le jeudi 23 avril à Reubess. Pour le lead vocal de ce posse de la banlieue, Malal Talla, ‘c’est une grave erreur, car chaque membre de la société a un parent en prison’.

Le Bat’haillon blin-d a offert un concert privé aux détenus de Reubess, jeudi dernier. La manifestation a vu la participation de nombreux groupes de rap tels que : Matador, 2Mcarré (ancien groupe de la prison), Sen Kumpe, Bibson, Gaston, 1-2 Shifaay, Rap Attack, Maxi Crazy, 5Kiem Under Ground. L’événement a été financé sur fonds propres par le posse Bat’haillon blind-d de Guédiawaye. Car, soutient le lead vocal dudit posse, Malal Talla, ‘personne n’a voulu nous aider. Les sponsors se disent que la prison n’est pas un milieu qui rend visible leurs produits’. Le chanteur trouve que ‘c’est une grave erreur, car les prisonniers étant parmi nous, chaque membre de la société a un parent en cellule’.

D’autres difficultés ont été notées lors de ce concert. Malal Talla ‘Fou malade’ en cite l’interdiction de discuter avec les détenus, signifiée à la presse. ‘C’est vraiment dommage, les journalistes ne sont pas rentrés avec leurs enregistreurs parce que la loi l’interdit, même les télévisions n’ont pas pu filmer’, se désole le rappeur. L’administration pénitentiaire n’a pas aussi accepté que le Bat’haillon blind-d enregistre la chanson du groupe Nako Dale de la prison. Comme il a pu le faire avec le groupe 2Mcarré composé d’anciens détenus. ‘Nous sommes en train de voir comment revenir ici pour prendre en charge le volet formation Hip hop pour la réinsertion des détenus’, annonce le chanteur.

En attendant un projet de tournée dans les prisons est en gestation. Intitulé ‘Prison tour’, ce concept prendra en charge d’autres activités, comme les danseurs, les graffeurs, des ateliers d’écriture… Pour Malal Talla, ‘Ceci permettra d’encadrer les prisonniers pendant la période post-carcérale’. La manifestation s’inscrit en droit ligne dans la philosophie de la formation musicale qui défend tout ce qui est marginal avec le message Degëun Tàne (dire vrai). Les personnes privées de liberté, les malades mentaux, les gens de la rue sont les principales cibles. Jeudi dernier, La lutte contre la détention préventive était au coeur du concert de Reubess. Le Bat’haillon blin-d ne veut pas se limiter à la dénonciation du phénomène dans ses textes de chansons.Les rappeurs veulent aller plus loin afin de parvenir à joindre l’acte à la parole, en se produisant en milieu carcéral. ‘Faire un concert en prison, c’est se dire aussi que le prisonnier a le droit de danser, d’écouter la musique et d’assister à un concert. Les détenus font partie de nos fans’, fait remarquer l’interprète de l’album On va tout dire (sorti en 2008), Malal Talla.

L’objectif du spectacle livré à Reubess, affirme le rappeur, vise à permettre à plusieurs détenus, une fois libres, d’avoir un emploi. ‘Car, relève-t-il, les prisonniers sont confrontés à un problème de réinsertion sociale, le regard de la société à leur endroit est négatif’. Pour le lead vocal du Bat’haillon blind-d, ‘Ce sont des gens qui ont fait des fautes et qui sont emprisonnés. Et après avoir purgé leur peine, ils ont payé leur dette envers la loi. On doit les considérer comme des êtres humains parmi d’autres’

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Daara J Family: Une nouvelle formule

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« Daara J family est un nouveau concept né en 2007 à la suite des festivals auxquels nous avons participé et des ateliers de musique que nous avons animés. Aujourd’hui, le groupe s’est réduit à deux personnes (Fada Freedy et Ndongo D). Nous sommes toujours des ambassadeurs du Sénégal à travers la musique. L’autre objectif du groupe consiste à partager avec les jeunes talents nos expériences engrangées depuis presque deux décennies. Il s’y ajoute que Daara J est un concept qui existe toujours. Toutefois, la démarche du nouveau groupe s’inscrit dans la continuité, notamment avec la création du studio de production, « Bois Sacré ».

C’est le lieu de préciser que les précurseurs de Daara J sont Ndongo D et Fada Freedy. Les autres sont venus après. Ce qui fait que les fans se retrouvent facilement à travers Daara J Family. Le noyau dur est toujours là. Crée vers la fin des années 70, nombreux sont les artistes qui ont fait leur premier pas au groupe Daara J. Et parmi eux, il y a bien sûr Aladji Man à qui nous souhaitons bonne chance. »

LA SÉPARATION AVEC ALADJI MAN

« C’est vrai que les séparations sont fréquentes dans le milieu des artistes. On peut citer l’exemple du Positive black Soul (Pbs). Le cas Awadi et Deug E Tee. Il faut juste rappeler que nous avons tous une histoire. Nous nous félicitions d’être parmi les précurseurs du mouvement hip hop au Sénégal. La base, c’est-à-dire le fondement de ce mouvement, a été construite par notre génération. Au-delà de la séparation, le plus important, c’est ce que nous donnons aux fans, aux mélomanes. Pour revenir à la question relative à notre séparation avec Aladji Man, c’est le lieu de préciser qu’il n’y a aucun problème entre nous. A un certain moment, si les gens n’ont plus de visions et sensibilités communes, il est tout à fait normal que chacun aille faire sa nouvelle sensation. Une chose est sûre, avec Daara J Family, il y a tout à écouter. Car, seuls 10% de notre talent ont été montrés aux mélomanes. Le meilleur reste à venir. Cet album leur permettra d’oublier la séparation dont vous parlez.

On ne peut pas dire aussi que la page Aladji Man est définitivement tournée. On lui souhaite une bonne chance. Les rapports sont restés sains. On se parle souvent. Encore une fois, il n’y pas de problèmes entre nous. Il devait partir et il est parti. C’est faux de dire que c’est à cause de l’argent que nous nous sommes séparés. C’est un consentement mutuel. Une collaboration avec Aladji Man serait la bienvenue dans l’avenir. La fraternité artistique demeure toujours entre nous. C’est l’essentiel. Daara J Family reste ouvert à tout le monde, y compris Aladji Man. Aujourd’hui, la différence entre les groupes (Daara J Family et Daara J) réside dans l’interactivité avec les musiciens sur scène. On garde aussi l’ancienne formule avec un Dj. Mais la formule avec des musiciens sur scène pour jouer en live est encore mieux, même si elle coûte chèr. Ça change par rapport à ce que les gens ont l’habitude de voir. C’est l’expérience qu’il faut vivre et partager. La formule a été très bien appréciée au Gabon, en Mauritanie et récemment à Ziguinchor. Le live est vivant ».

STUDIO « BOIS SACRÉ » ET NOUVEL ALBUM

« La production est un casse tête pour les jeunes. L’initiative « Bois Sacré » vise à soutenir les jeunes talents qui commencent à s’affirmer. D’ores et déjà, nous avons produit les albums d’artistes comme Daddy Bibson, Fata, Tity, Max Crazy… Pour le développement de la musique, il faut des artistes plus expérimentés pour accompagner les plus jeunes. Ndongo a la faculté de dénicher un talent, alors que Faada Freedy s’occupe plutôt de l’aspect technique. Le studio est présentement aux HlM Grand Yoff, mais les locaux vont déménager à la Voie de dégagement nord (Vdn) dans une grande villa pour en faire une maison de production. Le rap sénégalais ne s’en porte que mieux. Et nous le devons aux jeunes.

« Bois Sacré » est une plate-forme qui nous permet de vivre notre art en symbiose avec les artistes. La musique évolue avec le temps et il faut suivre cette évolution. Notre prochain opus est en train d’être enregistré en France avec la collaboration d’un réalisateur camerounais. L’album est presque fini. Nous irons bientôt en France pour fignoler et donner quelques concerts. L’album est un mélange de blues, d’afro pop, de jazz… Nous y avons retracé l’histoire du hip hop au Sénégal. Il s’agit d’une musique moderne venue d’Afrique qui veut s’imposer. Les mélomanes découvriront une autre dimension de Daara J Family ».

LE SINGLE ET TUBE « TOMORROW »

« La vidéo se porte très bien. Nous sommes très surpris par le succès de ce single auprès du public, il a dépassé nos attentes. Le morceau est plusieurs fois diffusé à travers les différentes télévisions de la place, les radios, sans oublier les sonneries des téléphones portables. C’est un satisfecit et une source de motivation. Il fera partie de l’album qui sortira avant la prochaine entrée scolaire. Les temps durs, mais on ne doit pas dormir sur nos lauriers. L’action pour s’en sortir. La crise économique mondiale doit stimuler la réflexion. C’est maintenant ou jamais ».

SENSIBILISATION SUR LA CORRUPTION

« Nous avons un projet qui s’appelle « Sacré corruption ». C’est en collaboration avec le Forum civil qu’on a eu la possibilité de mettre ce projet en oeuvre pour faire des concerts et communiquer sur la corruption. Certes, il y a une crise économique mondiale, mais la vraie maladie qui a affecté nos économies reste la corruption. Les rappeurs dénoncent cet accaparement de nos maigres ressources. Par exemple, c’est très important d’investir des milliards sur une région, mais si la population est laissée en rade, pour nous, ça peut amener des drames et on a eu à le constater avec les émeutes de Kédougou. Nous avons eu à faire un morceau là-dessus bien avant tout ça. C’est un single qui figure dans une compilation regroupant d’autres artistes comme Wa Keur Gui de Kaolack, Canabasse, Krezy Cool, MakKan J, Kaddu Gunz…

DARAA J FAMILY APOLITIQUE

« Je peux d’avance dire que le groupe Daraa J est apolitique. Nous ne nous rangeons derrière aucun parti politique. Cependant, nous tenons à respecter le pacte que nous avons signé avec le peuple sénégalais, à savoir être la bouche de la population. Nous sommes plus social que politique et nous essayons toujours, dans notre démarche, de faire rappeler nos droits en tant que citoyens d’abord, mais aussi de parler des maux de la sociétés, c’est-à-dire de montrer là où le mal sévit. Ceci nous évite donc, quelque part, de pointer du doigt telle ou telle personne, que ce soit du côté du gouvernement que de l’ancien régime, mais plutôt de critiquer des systèmes qui peuvent créer des incompréhensions ou des conflits entre les composantes de la population. Nous avons vu dans plusieurs pays que quand il y a passation de service entre père et fils, il y a toujours des conflits nationaux qui en découlent. Nous voulons conserver la paix dans le Sénégal et je pense que les maux de la Casamance nous ont assez servi d’exemple quand on voit le nombre de vies qu’on y a perdu. Tout ce qu’on veut maintenant, c’est que la population, massivement, dans la quiétude et la légalité, participe à un essor meilleur, un essor national qui va faire que le Sénégal garde toujours son image positive de pays démocratique et de pays de téranga ; d’où notre engagement. Le fait de constater qu’il y a des valeurs bien sénégalaises qui sont en train de mourir nous amène toujours à des combats comme celui de l’anti-corruption qu’on est en train de mener avec le Forum civil ».

 

COLLABORATION : GROUPES NAISSANTS, L’EXEMPLE DU MAKKAN J

LA VIRULENCE DES PROPOS DANS LE RAP

« Nous n’avons pas à nous porter garant de la violence des propos de certains rappeurs. Il est vrai que le hip hop au Sénégal est un marché très difficile à canaliser. Les textes que les gars écrivent c’est comme de l’art, de la peinture pour moi, c’est une création artistique qui est libre. Il ne faudrait pas qu’on se focalise sur cet aspect là. Pour notre propre culture, nous esseyons d’écouter le rap américain et nous remarquons que sur les Cd, il est toujours marqué « autorisation parentale ». Il ya une auto censure sur le cd pour prévenir le lecteur qu’il ne faut pas que tes enfants écoutent ça et malheureusement tel n’est pas le cas ici au Sénégal. Nous de notre part, on autocensure dès fois les textes des maquettes qu’on recoit. On peut mettre soit des bips soit des bruits sonores mais toujours est-il que ce qu’on voit sur le net se répercute sur le travail des rappeurs et ça donne une vision assez globale de ce qui se passe dans le monde. Certains amis rappeurs vont même jusqu’à dire que le monde est tellement violent qu’il est impossible de parler aux gens avec un autre ton. C’est le cas des sms ou il n y a plus de retenue. Je pense qu’il ya tout un travail à faire au niveau de l’éducation.

CRISE SCOLAIRE AU SÉNÉGAL

« Depuis les années 1980 qui coïncident avec le régime de Diouf, on a constaté que l’éducation est en chute libre et cette année ça a encore empirée avec les grèves qui se multiplient autant du côté des élèves qu’au niveau des enseignements. Tout ce que je sais c’est qu’un peuple sans culture devient fragile et donc un absorbeur de valeurs que ce soit de bonnes ou de mauvaises. Ce qui est en train de se passer ici au Sénégal, c’est qu’à force d’une éducation négligée, les jeunes d’aujourd’hui se sont tournés vers les fenêtres de la mondialisation à savoir l’internet et la télévision. C’est vrai qu’il ya un certain niveau de culture là-bas mais ce sont des domaines totalement différents des programmes enseignés à l’école ce qui fait que cette derniére ne suscite plus l’engouement de l’élève. On assiste maintenant à une sorte d’amusement c’est-à-dire l’Entertainment (qui ne nourrit pas l’esprit intellectuel) au détriment de la culture. D’un autre coté, investir dans l’éducation ne veut seulement pas signifier acheter des livres mais c’est plutôt donner l’envie et la possibilité à l’élève d’accéder à ces livres d’autant plus qu’au Sénégal il n’existe pas de grandes bibliothèques. Dans toute éduation, le niveau de formation du formateur constitue un pilier très important et s’il n’est pas très élevé, s’il n’y a pas de bonne pédagogie, on n’aura d’abord de bons enseignements et deuxièmement si ces bons enseignements ne sont pas payés à la fin du mois avec cette crise, ils peuvent bien décider de ne pas venir à l’école et de régler leurs problèmes personnels. Noublions cependant pas de dire qu’il ya une certaine négligence de l’école vis-vis des parents d’éléves ; une faute que les gouvernements ont accusé depuis des années. Beaucoup de parents n’ont plus le contrôle sur leurs enfants et ne peuvent plus leurs offrir les moyens de s’éduquer. Avant il y avait le conseil des parents d’élèves durant les quels ils pouvaient donner leurs avis. Je pense que c’est l’ensemble de tout un système qui a été boycotté d’où l’intérêt de tout revoir.

L’environnement est aussi un facteur réel de l’éducation surtout l’environnement familial. Il ya également tout un travail à faire surtout au niveau des programmes. Autrefois il y avait des écoles traditionnelles coraniques qui permettaient d’avoir un bon niveau. Il faudrait vraiment qu’on recentre le débat sur ça et justement dans le dernier album, on a fait un morceau sur ce thème janguilène.

MESSAGE AUX NOUVEAUX MAIRES

« Nous optons plutôt pour une déclaration de patrimoine dans la mesure où il est question de transparence et de changement par rapport à la démarche. Le monde évolue et je pense que tout le monde doit passer au contrôle. Nous avons l’habitude de dire que les Africains doivent cesse de faire de la politique et d’aller vers le plus important : le développement. Pour espérer diriger des personnes, il faut nécessairement savoir qui on est d’abord et cela passe par une déclaration de patrimoine. En Afrique il ya pas mal d’exemple dans ce genre de cas comme feu Thomas Sankara qui fut une fugure très humble de l’espace politique africaine. C’est pas parcequ’on est un dirigeant qu’on doive se permettre d’utiliser à tort et à travers l’argent du contribuable et laisser les populations dans la misère. Les milliards gaspillés dans les campagnes pourraient servir dans l’agriculture, la santé et j’en passe.

PUBLIC ET FANS FÉMININS

« Bon nous avons un public large il n ya pas que des filles. De 98 à maintenant le public s’est renouvelé. A chaque fois qu’on fait des concerts au Just 4 U, ou des plateaux un peu exceptionnels même en France, on retrouve d’anciens fans. Ca veut dire que jusqu’à présent ils suivent. Mais le public s’est renouvelé. A Ziguinchor, Saint-Louis et Parcelles Assainies où on a été dernièrement, les gens nous ont répondu massivement. Et tout ça c’est un public nouveau. On essaie même de dynamiser au niveau des fans clubs et de faire quelque chose pour eux. Ils représentent beaucoup pour nous, c’est la famille meme du groupe. Ce sont eux qui appellent, qui viennent aux concerts ; ce qui est énormément difficile. C’est l’occasion vraiment de les remercier car ce qu’ils font, c’est tout simplement beau et fantastique. » 

 

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Gelongal: Clip en Haute Fidelite

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Mariama Niasse

25 Avril 2009

Le paysage médiatique sénégalais est en évolution constante. Les télévisions ont atteint, en moins de 6 ans, le nombre de six, les radios se créent de jour en jour et les quotidiens se comptent par dizaine. Les contenus ne sont pas en reste, surtout dans le secteur de l’audiovisuel. L’image et le son sont plus travaillés et les messages plus pertinents. Le groupe Gelongal joue, dans cette fièvre audiovisuelle, un rôle très appréciable.

Nous sommes aux Hlm Grand-Yoff, en face du Stade Léopold Sédar Senghor. A quelques mètres de là se trouve la maison des frères Mballo. Un vent frais nous rappelle que la nuit vient de tomber. Il est 20h. Pour atteindre le studio « Gelongal » où tous les clips vidéos, qui ont en ce moment beaucoup de succès, sont créés, arrangés et peaufinés, il faut gravir les escaliers d’une maison à étages. Au deuxième palier, point de protocole, la porte s’ouvre sur Papis Mballo, l’un des membres du groupe. Tout est simple, un tableau de Cheikh Al Islam dit « Baye Niasse » fait face à la porte du studio. A l’intérieur, Moussa Mballo, frère de Papis, s’active sur une table de montage.

Un saut dans leur passé nous a permis de découvrir que « Le Gelongal » est un groupe de rap créé en 1994 et dont les membres fondateurs sont trois frères. Ils sont originaires de la région de Kolda, dans le sud du Sénégal, et appartiennent à l’ethnie des Peuls du Fouladou. Pour expliquer le choix de leur métier, la connaissance de l’origine du nom de leur groupe est un passage obligé. « Gelongal » est le nom en pulaar de l’oiseau qu’on appelle la Grue couronnée en français ou « Diamb-Diop », en wolof.

Dans leur coutume, cet oiseau est un visionnaire réputé pour sa belle voix. Il ne chante que pour annoncer un grand événement. S’identifiant à cet oiseau, les trois frères Moussa, Papis et Bathie disent vouloir se charger de montrer les aspects positifs de l’Afrique dans le monde. Ils cultivent l’interdépendance entre les peuples et comptent servir de pont pour rapprocher ceux qui ont des difficultés à échanger… ». Les messages des textes de leurs chansons sont particulièrement éducatifs et s’adressent à tous les groupes sociaux. En un mot comme en mille, ils se considèrent comme « des messagers sans frontières ».

Pour effectuer leur travail qu’ils voient comme une mission, « tendre toujours vers la qualité et encore la qualité » est leur credo. C’est pourquoi, dans leur domaine qui est la réalisation de clips vidéo, de visuels d’infographie, de documentaires institutionnels, d’émissions, de spots publicitaires, aucun moyen n’est de trop.

Interrogés sur ce qui explique la qualité de leur réalisation, surtout au niveau des vidéos, les frères Mballo hésitent, avant de lâcher les mots qu’ils se refusent pourtant à utiliser : particularité et révolution.

« Le Gelongal, un oiseau visionnaire »

Car, expliquent-ils, ils ne se considèrent pas comme étant à l’origine d’une révolution et ne se singularisent pas. Malgré cette précaution, les avis des populations sont unanimes : « les clips qui portent la signature de Gelongal sont nets, les images appétissantes et plus agréables à regarder ». Quelle est la raison ?

Tout d’abord, Moussa nous parle de la passion et du goût du beau qui les animent quand ils sont devant leurs ordinateurs. Il poursuit en disant que tout leur secret se trouve dans la création pendant le travail de post-production. Ils misent aussi sur la rapidité et la rigueur dans leur travail.

Papis renchérit en confiant qu’ils produisent en tenant compte de l’oeil du téléspectateur et des sensations que les images lui procurent aussi bien sur les clips que les visuels infographiques. Pour ce faire, il estime que l’on doit être impliqué du début à la fin du processus. Du scénario au rendu final. Car le premier montage est celui qui se passe dans la tête avant même le tournage. Cela procure le feeling nécessaire à la bonne réalisation. C’est l’une des raisons qui les poussent toujours à se documenter, à apprendre et à se mettre au diapason par rapport au reste du monde. Pour cela, Moussa Mballo ne rate jamais le salon international de l’audiovisuel qui se tient chaque année à Paris. Forts de ses expériences, Gelongal constate que l’un des grands handicaps de la réalisation en Afrique est le fait que beaucoup de réalisateurs se sont autoproclamés « professionnels » de l’image.

A en croire le groupe, se déclarer « professionnel de l’image » est le plus grand frein à la créativité, car l’on sait tous que l’un des domaines que l’homme n’a pas encore fini d’explorer est bien celui de l’image. C’est la raison pour laquelle ils se définissent comme des « créateurs d’image » en perpétuelle progression, plutôt que des « professionnels » sensés avoir maîtrisé l’image. D’après Papis Mballo, avec la mondialisation, leur groupe ne se sent pas du tout complexé par rapport à ce qui se fait en Occident et partout ailleurs dans le monde. Il n’exclut même pas le fait qu’un jour, des réalisateurs en Afrique puissent sérieusement déranger Hollywood. Mais, pour cela, outre la nécessité de se doter de la même technologie qu’eux, il nous faudra être plus créatifs que professionnels.

Parlant sept langues africaines et internationales, les frères Mballo ne sont pas seulement des artistes auteurs compositeurs ou des vidéastes. Moussa ajoute à sa passion la peinture et la sculpture ; Papis a fait de la mécanique générale et Bathie, absent le jour de l’interview, est spécialisé dans l’infographie.

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Banlieu Rythme 2009 à Guédiawaye

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banlieue-rythme2009.jpgO. Ndiaye pour Le Soleil

28 Avril 2009

Ces dernières années, la manifestation a eu une grande ampleur. Ces rencontres inter culturelles et artistiques sont aujourd’hui reconnues comme l’un des événements phares de l’agenda culturel du Sénégal et de l’Afrique.

Chaque année, un renforcement de la programmation, des moyens techniques, financiers et logistiques sont mis en oeuvre pour une grande qualité des prestations.

Au programme, de nombreuses activités tels que le forum, le village du festival, les concerts, les ateliers et une émission télévisuelle. Plusieurs concerts sont prévus le vendredi 1er , le samedi 2 et le dimanche 3 mai à l’esplanade de la Cité des Enseignants de Guédiawaye avec des artistes sénégalais et étrangers.

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Sénégal: Big City Battle 2009

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Bella A. Thiam pour Sud Quotidien

28 Avril 2009

Prod Point Blank a présenté avant-hier dimanche 26 avril, les candidats qualifiés venus s’affronter pour la finale du Big City Battle édition 2009 « Défend ton quartier », qui s’est passée à la piscine olympique de Dakar. Cet événement, qui rassemble toute la jeunesse dakaroise, se résume en trois matières : le sport, la musique et la danse. Depuis le 22 février, les jeunes sont venus représenter et défendre leur quartier. Et à la finale du dimanche dernier, le jury a primé les meilleurs.

C’est officiel. Prod Point Blank, sous la direction du MC animateur Youssou Doumbia (Y-Dee), a sélectionné les gagnants de la finale du Big City Battle « Défend ton quartier ». Sous le parrainage de Coumba Gawlo Seck, artiste chanteuse, le Jury composé d’artistes de renoms, a délibéré sous l’acclamation d’un chaleureux public de jeunes venus de différents coins de Dakar. A travers cinq disciplines, dont le basket-ball, le roller, le rap Freestyle, le break dance et le reaggaetone, les jeunes de Dakar et de sa banlieue, sont venus défendre leur quartier.

Au finish, c’est l’équipe de Liberté qui l’a remporté sur celle de Colobane en basket. Le même quartier a pris le dessus en ce qui concerne la discipline de roller face à Grand Dakar. Là, le public a assisté à un spectacle inédit, des prouesses de saut en hauteur.

C’est ensuite au tour des deux finalistes en rap Freestyle de Fass et de Gibraltar d’improviser sous la surveillance du rappeur Xuman. Le rappeur de Fass a damné le pion au représentant de Gibraltar. Le break dance, à travers des chorégraphies époustouflantes, a vu sa palme revenir aux deux danseurs de Fann Hock. Gibraltar a une fois de plus perdu la face.

La finale de reaggaetone a clôturé le spectacle. Les filles, en déguisement et habillement assortis, se sont déchainées sous le mix de Dj Kris de la Top FM. Sous les yeux amusés de la foule, des invités et du jury, chacune s’est surpassée pour prouver ses capacités.

Finalement la première place est revenue aux deux danseuses de Grand Dakar au style jamaïcain. Les gagnants ont reçu des sommes importantes ainsi que d’autres lots. Les vaincus ont également été récompensés.

La marraine de City Battle pour l’édition 2009 « Défend ton quartier », Coumba Gawlo Seck, a remis le prix aux danseuses de reaggaetone. L’artiste a félicité et encouragé tous les jeunes. La voix d’or a avoué avoir été « très impressionnée.

Il n’y a pas eu de perdants, tout le monde a été sublime. Cependant, a-t-elle poursuivi, il ne faut pas pour autant oublier les études, les diplômes avant tout. J’espère compter sur vous », a -t-elle dit à l’adresse de la jeunesse.

L’organisateur, Y-Dee, a, pour sa part, affirmé avoir été « fier pour cette édition 2009 car nous avons tenu parole. On a senti une innovation dans l’organisation. Tous ceux qui n’ont pas été présents l’année dernière, ont assisté cette fois-ci à ce Big City Battle « Défend ton quartier. » C’est vraiment, « la jeunesse en action », a-t-il conclu.

Le public de la piscine a aussi assisté à un spectacle d’artistes venus renforcer la cérémonie, tous pour un seul but : la passion. Un défilé Miss City Battle compte se dérouler également samedi 2 mai au Méridien président de Dakar.

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