MovaizHaleine

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Murphy Ongagna 9 Septembre 2010

Libreville — Débuté le 2 septembre dernier, le tournage du documentaire « Home Studio », produit par l’Institut Gabonais de l’Image et du Son (IGIS), ancien Centre National du Cinéma Gabonais (CENACI), se poursuit, à Libreville, avec, in fine, la mise en relief de l’histoire technologique du rap gabonais.
Au cours du 6ème jour de production, mercredi, l’équipe composée, entre autres, des cinéastes Roland Duboze et Fernand Lepoko, et dirigée par l’un des collaborateurs de l’Agence de Presse GABONEWS, Murphy Ongagna, a posé son matériel technique dans les locaux de l’ancien disc- jockey du groupe de rap « Phenoménal Raaboon », le producteur Zang, basé au quartier IAI ( 5ème arrondissement).

Devant les caméras de l’IGIS, il s’est agit, pour ce professionnel de la distribution phonographique de la capitale, de s’appesantir sur le développement technologique de la scène musicale urbaine au Gabon, depuis l’apparition, à l’échelle locale, du rap en 1990.
Quelques heures après l’entretien accordé par « Dj zangbeto », le tour est revenu au quartier Likouala, à Ndjassi Ndjass, ancien membre de la formation de rap, Siyapossi’X, l’une des premières du genre au Gabon, de se remémorer bien avant l’apparition du numérique, les moyens analogiques avec lesquels les artistes du milieu créaient leur propre musique.
Ces interviews réalisées, mercredi, avec Zang et Ndjassi Ndjass, s’inscrivaient dans la continuité de celles effectuées la veille avec le membre de Movaizhaleine, le rappeur Lord Ekomy Ndong, et lundi, avec le producteur du studio Kage Pro, Georges Kamgoua.
Bénéficiant de la participation d’une vingtaine d’acteurs, jeunes et moins jeunes, parmi les plus « emblématiques » du milieu Hip Hop au Gabon, et composé d’images d’archives, « Home Studio » entend mettre en exergue l’évolution de la technologie dans le rap gabonais.
La réalisation du documentaire, dont le tournage devrait se clore en fin de semaine prochaine, intervient vingt(20) ans après l’apparition du rap au Gabon, et quelques jours après le lancement du cinquième appel à projet des Escales documentaires de Libreville.

Le film, devrait être présenté en avant première lors des prochaines Escales, en novembre prochain.
Au cours de ce rendez-vous du documentaire en Afrique francophone, les cinéphiles librevillois pourront également apprécier le documentaire de Alice Aterianus, « Les écritures de soi, slamer son identité chez les jeunes poètes de Libreville ».Murphy Ongagna et Alice Aterianus sont, tous deux lauréats, de l’édition 2009 des Escales Documentaires de Libreville. L’initiative, lancée en 2006, par le CENACI et le Centre Culturel Français (CCF) , tend à promouvoir « la nouvelle vague de réalisateurs de documentaires d’origine africaine ».

http://fr.allafrica.com/stories/201009090989.html

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